Les gorges du saut du tigre : suite et fin

Après une bonne nuit de sommeil, on se lève tôt pour reprendre le chemin du trek dès le lever du soleil, c’est à dire un peu après 07 heures. Avant ça, on mange un délicieux pancake au chocolat en guise de petit-déjeuner. On marche une heure et demi pour atteindre la Half Way Guesthouse où nous rachetons de l’eau. Cette maison d’hôte a l’air très sympa mais j’ai eu un petit coup de cœur pour la Tea Horse Guesthouse, notamment parce que l’accueil y est charmant (bouteille d’eau offerte à l’arrivée, Snickers donné au moment du départ).

Sur le sentier, les beaux points de vue s’enchaînent (montagnes, cascades) ainsi que les rencontres avec les chèvres et les chevaux (des habitants proposent, moyennant finance, d’y hisser les randonneurs fatigués).

3 heures 30 après notre départ de la Tea Horse Guesthouse, nous arrivons à la célèbre Tina’s Guesthouse d’où partent les bus pour Lijiang et Sangri-la (on peut acheter les billets à la Tea Horse). C’est l’heure de descendre dans les gorges ! On laisse le sac à la maison d’hôte avant de monter à bord d’un mini-bus qui nous amène au point de départ de la rando. Pour atteindre les gorges, il faut compter 45 minutes de descente assez abrupte et payer, au départ du sentier, 15 yuans par personne (plus on avance, plus il faut ouvrir le porte-monnaie !).

On atteint les plateformes qui permettent d’observer au plus près les gorges. Le courant est particulièrement impressionnant.

Pour remonter, deux solutions : emprunter le même chemin qu’à l’aller ou se hisser sur les barreaux d’une échelle juchée à flanc de falaise. La seconde option est plus courte et vous coûtera 15 yuans. L’échelle fait un peu peur, néanmoins on s’y lance. Si comme moi vous avez le vertige, regardez droit devant vous en vous concentrant sur chaque barreau et tout ira bien ! Si vous ne sentez pas l’échelle, un chemin alternatif existe (les droits d’accès sont également fixés à 15 yuans). Au sortir de l’échelle, il faut marcher encore un peu pour retrouver la Tina’s Guesthouse. Pour nous remettre de nos émotions (et de la chaleur car le soleil tape), on se commande le deuxième pancake au chocolat de la journée. A 15 heures 30, le bus part et environ deux heures plus tard, nous sommes de retour à Lijiang où, accompagnés d’un Coréen rencontré la veille, nous marchons en direction de la Mama Naxi’s Guesthouse. Nous décidons d’y rester dormir (cette fois, il s’agit d’une chambre avec lit double et salle de bain privative ; prix : 100 yuans) et dîner (la qualité du repas n’a pas baissé, loin de là !). Fatigués par ces deux jours de rando, nous ne faisons pas long feu. Nous décidons de prendre le train tôt demain matin pour Dali. Conséquence fâcheuse : nous ne visiterons pas la vieille ville de Lijiang.

Bilan du trek des gorges du saut du tigre :

  • pas si difficile que le laisse entendre ce bon vieux Lonely Planet (pour preuve, un randonneur affaibli s’en est sorti)
  • prévoir de bonnes chaussures de rando et des vêtements pour se protéger à la fois de la chaleur et du froid (car en montagne, le temps est vite changeant)
  • à part peut-être en haute saison, il n’est, à mon sens, pas nécessaire de réserver les hébergements
  • de l’eau et de la nourriture sont disponibles tout au long du chemin

A l’assaut des gorges du saut du tigre

Le départ pour le célèbre trek est fixé à 07 heures 30. Le mini-bus met deux heures pour nous emmener au départ du sentier. C’est très sympa, ce bus « spécial randonneurs » : on y rencontre des gens qui nous donnent plein d’infos sur des lieux qu’on compte visiter. On fait une pause dans une petite boutique qui vend de quoi manger puis une autre devant le guichet qui délivre les billets d’entrée dans le parc (65 yuans par personne). Lors de ce deuxième arrêt, ds militaires montent dans le mini-bus pour contrôler les passeports.

Le début de la rando n’est pas des plus faciles. Déjà, il faut marcher une bonne demi-heure sur la route avant d’arriver véritablement sur le chemin du trek. La première partie (une fois qu’on quitte la route) est assez ardue dans le sens où ça monte pas mal. Il fait chaud, on sue à grosses gouttes.

On déjeune avec deux Françaises, qui étaient avec nous dans le minibus ce matin, à la Naxi Guesthouse. Le riz cantonais est délicieux et le cadre des plus agréables.

Tout au long du sentier, des habitants vendent des bouteilles d’eau (à un prix nettement plus élevé qu’ailleurs), des petits ravitaillements et plus étonnamment du cannabis. On attaque les fameux 28 lacets. Honnêtement, ce n’est pas si dur (contrairement à ce qu’on peut lire parfois sur Internet) mais en raison de l’état de forme de Panda 2 (qui a pris un gros coup de froid à Emeishan), nous ne marchons pas à notre cadence habituelle. Qu’importe, le paysage est magnifique !

Les lacets passés, la descente s’amorce. Il faut faire attention à ne pas glisser à certains endroits mais pas de grosse frayeur à signaler. Vers 17 heures 30, nous atteignons la Tea Horse Guesthouse où nous choisissons de passer la nuit (plusieurs personnes du groupe du mini-bus feront de même). On paie 90 yuans pour une chambre privative avec deux lits simples. La salle de bain tout comme les toilettes sont à partager. Les trônes sont propres mais spartiates dans le sens où il s’agit de modèles turcs avec chasse d’eau manuelle (il faut jeter de l’eau et, au besoin, se servir du balai brosse après son passage). On dîne au restau de la maison d’hôte et on se boit une bière avec les autres pour conclure en beauté cette première journée de trek.

L’Islande pour les novices

  • Y aller : Le plus simple est évidemment de prendre l’avion. Plusieurs compagnies assurent des vols entre Paris et Keflavik (l’aéroport international situé à une cinquantaine de kilomètres de Reykjavik). Si j’ai bien suivi, en partant de France, vous avez le choix entre Icelandair (la compagnie nationale islandaise), Wow Air (compagnie islandaise à bas coûts) et Transavia (filiale à bas coûts d’Air France – KLM). En ce qui nous concerne, nous avions opté pour Wow Air à l’aller et Transavia au retour. Transavia proposait certes les meilleurs prix mais l’horaire d’arrivée n’était pas terrible (minuit). Wow Air et Transavia étant des compagnies à bas coûts, le bagage en soute est en supplément (nous en avions pris un pour deux). Sachez qu’il est également possible de vous rendre en Islande en bateau en partant du Danemark !
  • Climat : Je ne vous apprends rien, l’Islande n’est pas réputée pour son climat tropical. Au mois de mai, les températures dépassent rarement les quinze degrés. Pour faire de la randonnée et profiter de longues journées, les mois les plus agréables s’étalent de mai à septembre. La saison phare, c’est juillet-août (les pistes intérieures sont alors ouvertes) mais l’activité touristique bat son plein. Nous sommes partis en Islande en mai. Si la pluie a régulièrement fait son apparition, le soleil a globalement été de la partie. Quant à l’hiver, c’est la saison idéale pour voir des aurores boréales, l’inconvénient étant cependant la très faible durée du jour.
  • Argent : L’Islande est (malheureusement pour les touristes) un pays très cher… Pour réduire les coûts, l’idéal est de camper et d’acheter toutes ses victuailles dans les supermarchés. Pas de nuits sous la tente pour nous mais des visites régulières au supermarché pour nous procurer des sandwichs ou de quoi les faire. Avant de partir, nous avions changé l’équivalent de 600 euros en couronnes islandaises par l’intermédiaire de CEN CHANGE. Le taux n’était cependant pas si intéressant.
  • Hébergement : Comme je le disais, la solution la plus économique est la tente. Pour une chambre double en hôtel ou en « guesthouse », il faut compter minimum 80 euros (le petit-déjeuner n’est pas toujours inclus dans le prix). Pour un lit dans un dortoir, les prix descendent rarement en dessous de 50 euros. Certains établissements offrent la possibilité aux voyageurs de dormir dans leur sac de couchage en échange d’une réduction de 20 %. Quand il est en supplément, le petit-déjeuner coûte généralement entre 12 et 14 euros (dans les hôtels les moins chers). Sa qualité est variable mais, une chose est sûre, vous ne mourez pas de faim car il est servi sous la forme d’un buffet. D’après ce que j’ai compris, mieux vaut réserver les hôtels en avance pour tout séjour estival.
  • Transports : Des bus desservent les principaux points touristiques mais leur fréquence n’est pas optimale au mois de mai. C’est la raison pour laquelle nous avons loué une voiture. Sur Internet, le prix le plus avantageux était celui proposé par le loueur islandais Geysir : 342 euros pour une Hyundai i10 pendant dix jours (si vous souhaitez ajouter un deuxième conducteur, il vous faudra payer un supplément). Ce type de véhicule ne permet pas d’emprunter toutes les routes, le 4*4 étant nécessaire pour rouler sur les pistes. Pour un litre d’essence, il faut compter 1,50 euro. Quelques temps avant notre départ, nous avions acheté une carte routière de l’Islande pour éviter de louer un GPS. On s’en est pour ainsi dire pas servi. Les routes et les directions sont, en effet, très bien indiquées. Par ailleurs, si, comme nous, vous n’avez pas de GPS, il vous suffit d’utiliser votre portable et l’application Google Maps (le pré-requis étant de profiter du réseau wifi disponible dans les hôtels et restaurants pour charger la carte) pour savoir où vous êtes.
  • Gastronomie : En Islande, on mange bien évidemment du poisson. Il est super bon, dommage que les restaurants soient si chers. Vous constaterez vite qu’il y a plus de moutons que d’habitants, rien d’étonnant donc à ce que certaines bestioles finissent dans les assiettes… Les restaus et bars proposent souvent des burgers et du fish and chips.

Jeju-do

Ca y est, nous voici sur l’île de Jeju ! A la sortie de l’aéroport, nous montons directement dans le bus limousine qui traverse l’île du Nord au Sud. Nous descendons à un des arrêts de Seogwipo, le plus proche de l’hôtel que nous avions réservé la veille. Après y avoir déposé nos sacs, nous partons visiter les environs.

Nous commençons par les cascades, à savoir Cheonjiyeon Pokpo (photo en haut de l’article) et Jeongbang Pokpo.

Pour pouvoir approcher chaque chute d’eau, il faut payer 2 000 wons. Nous déjeunons ensuite dans un restaurant qui propose exclusivement des plats à base de poisson. C’est pas mauvais mais un peu cher (il n’y a, au final, que très peu de poisson dans la soupe) par rapport aux standards coréens.

L’après-midi, nous suivons un chemin qui longe notamment la côte et qui nous fait découvrir de paisibles jardins. On peut aussi y voir le haut de la cascade de Jeongbang Pokpo.

 

Pour le dîner, nous faisons confiance au Lonely Planet et optons pour le « Meokbo Bunsik », où les ravioles et les gimbaps sont délicieux.

Nous passons donc la nuit à l’hôtel « Minjoonggak ». Les chambres sont un peu vétustes mais le patron, qui parle anglais, est très sympa et donne volontiers des infos sur Jeju.

On se lève à l’aube pour se rendre au parc national d’Hallasan. De Seogwipo, il faut prendre le bus n° 780 qui dépose les randonneurs juste devant la piste Seongpanak. C’est celle-ci que nous avons suivie et elle est tout simplement géniale !

Pour monter au sommet et en redescendre, il faut compter sept heures de marche. Avec ses 1950 mètres d’altitude, le mont Hallasan, volcan endormi, est le point culminant de Corée du Sud. Quand on arrive en haut, le ciel est très brumeux et on ne voit, pour ainsi dire, rien. On était sur le point de repartir quand, tout à coup, le ciel s’est dégagé ! Tout le monde s’est rapproché de la barrière en courant et en poussant de grands cris.

 

Cela valait le coup de se bouger, d’une part, parce que le phénomène n’a pas duré plus deux minutes, d’autre part, parce que la vue était absolument splendide. NB : penser à emporter la petite laine car le vent souffle très fort en haut du mont Hallasan. Lors de la descente, nous prenons l’embranchement menant à l’observatoire du Sara-oreum, qui est, en fait, un lac volcanique.

 

Après avoir marché pas loin de 20 kilomètres, nous rentrons à l’hôtel récupérer nos affaires. Nous prenons ensuite le même bus que pour aller à Hallasan mais pour remonter, cette fois-ci, à Jeju-si.

Nous y avions réservé un hôtel quelques jours plus tôt, établissement sélectionné en raison de sa proximité avec l’aéroport. Pour une nuit en dortoir (qu’une fois de plus, nous occupions seuls), le prix est de 15 000 wons par personne.

Seoraksan

Après une bonne nuit de sommeil réparateur, nous sommes frais et dispos pour notre deuxième journée coréenne. Notre hôtel ne proposant pas de petit-déjeuner, nous mangeons les victuailles (je déconseille les espèces de tartine de pains de mie fourrées à la fraise et celles au beurre d’arachide, c’est écoeurant) achetées la veille dans une supérette.

Nous marchons jusqu’à la gare routière où nous achetons des billets pour Sokcho (quand les gens ne parlent pas anglais, on leur montre la page du Lonely Planet avec le nom de la ville écrit en coréen ; NB : ça marche !). Comme la veille, le car est très confortable pour ce trajet de deux heures (prix d’un billet : 13 400 wons ). Arrivés à Sokcho, nous prenons le bus n° 7 pour le parc national de Seoraksan (en tournant à droite à la sortie de la gare routière, on tombe sur l’arrêt). Pour payer le bus, il faut mettre les pièces et/ou les billets dans une grande boîte transparente à côté du conducteur. Le trajet jusqu’au parc dure une vingtaine de minutes.

Pour ne pas être pris au dépourvu, nous avions réservé deux nuits d’hôtel à Seoraksan car nous avions lu que le parc était très fréquenté le samedi et le dimanche en septembre. Nous ne savons pas trop où descendre pour le rallier car le bus marque plusieurs arrêts dans le parc. Il s’avère en fait que notre hôtel (le « Hangang Park Motel ») est assez éloigné du parc et qu’il faut marcher pas loin de deux kilomètres pour rejoindre les sentiers de randonnée.

Après avoir déposé nos affaires, nous nous mettons en marche, à 15 heures, pour l’Ulsan Bawi, spectaculaire falaise de granit. L’entrée du parc se fait par une grande porte d’influence chinoise.

Dès nos premiers pas dans le parc, on admire le temple boudhiste Sinheungsa. Difficile de passer à côté du magnifique boudha géant !

Sur le sentier, on s’arrête pour admirer le Heundeul Bawi, un rocher en équilibre (si plusieurs personnes le poussent de leurs bras, il se met à trembler, ce qui me fait dire qu’un jour, il va peut-être finir par tomber).

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Les points de vue sont magnifiques tout au long du sentier, le relatif effort en vaut largement la peine ! Sur le chemin du retour, la nuit commence à tomber (en moins d’une demi-heure, il fait déjà presque nuit noire).

 

Nous dînons dans un restaurant (Seoraksan étant un haut-lieu du tourisme, les prix sont un peu plus élevés que la moyenne coréenne) situé à proximité du centre d’accueil des visiteurs (il y a aussi une supérette, bien utile pour acheter de l’eau et quelques vivres avant de partir en rando).

Les Coréens prennent la marche à pied très au sérieux : ils sont particulièrement bien équipés, cheminent à toute vitesse (à croire que certains se chronomètrent), se lèvent à l’aube pour arpenter les sentiers (c’est la raison pour laquelle nous avons entendu pas mal de bruit dans l’hôtel sur le coup de 4 heures du matin…) et adorent ça (cet engouement pour la randonnée ne va pas sans créer quelques embouteillages). Nous, on avait choisi de nous mettre en route vers 7 heures, du coup, on n’a pas pu faire la boucle de 13 heures (car, passée une certaine heure, les accès aux sentiers sont bloqués par les gardes du parc). On a quand même fait une partie de cette boucle (mieux vaut prévoir de bonnes chaussures de rando car ce n’est pas une promenade de santé) et c’était génial ! Sur les chemins, on croise surtout des locaux qui, pour beaucoup, étaient amusés par notre présence (c’est d’ailleurs marrant de passer pour « exotique » quand on est de type européen).

Après notre demi-boucle, nous terminons la journée par le sentier des cascades, pour lequel il faut compter un peu moins de deux heures de marche aller-retour. On y rencontre un groupe de touristes allemands que nous allons recroiser quelques jours plus tard.

Je ne peux pas finir cet article sans préciser que, durant ces deux nuits à Seoraksan, nous dormons à la coréenne, c’est à dire à même le sol sur le ondol. Verdict : impossible d’avoir froid avec le sol chauffant ! Pour ma part, j’ai bien aimé cette expérience et je n’ai pas eu mal au dos.

Big Sur

Notre étape du jour, c’est Big Sur. Big Sur, c’est la côte qui s’étend entre Carmel et San Simeon. Nous voilà partis pour quatre heures et demi de route (en espérant que Poubelle tienne le coup !). Sur la route, il fait super chaud, le mercure flirte avec les 40 degrés (Celsius, ndlr). On se prend des sandwichs dans un espèce de Subway qui n’en porte pas le nom (pourtant, il en a tous les attributs, à croire que c’est un ancien franchisé).

On arrive sur la côte dans l’après-midi. On s’arrête régulièrement pour admirer le rivage.

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On prend la direction du « Andrew Molera State Park ». Situé sur le littoral, c’est le plus grand parc naturel de Big Sur. On marche le long de deux sentiers, le « River trail » et le « Beach trail ». Avec le jour qui commence à tomber, c’est superbe (malheureusement, l’appareil photo est à court de batterie).

On met le cap sur le « Riverside Campground and Cabins » pour notre troisième et dernière nuit en « tent cabin ». Et c’est la plus luxueuse (un vrai lit, des serviettes de bain, quelques livres mais la douche et les toilettes restent collectifs).

On dîne au « Big Sur Bakery and Restaurant » (plutôt pas mal, notamment le gâteau au chocolat).

Le lendemain matin, on pioche dans nos dernières victuailles avant de filer vers le « Pfeiffer Big Sur State Park ».

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Sur la route de Yosemite

Après avoir profité du petit-déjeuner du motel, nous reprenons la route direction Yosemite. Le trajet est long (plus de quatre heures) et sinueux sur ces routes de montagne mais les paysages sont de toute beauté.

Nous déjeunons sur une table de pique-nique au bord d’une route.

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Nous nous dirigeons lentement vers Midpines où nous avons réservé une tente au « Yosemite Bug Rustic Mountain Resort » (affectueusement surnommé Bug), qui est situé à une quarantaine de kilomètres de la Yosemite Valley. Une fois arrivés, nous prenons possession de notre « tente ». En fait, il s’agit d’une « tent cabin » car elle est meublée et son sol est en dur. Elle est située dans les bois, le cadre est des plus paisibles. Pour aller aux toilettes et prendre une douche, il faut marcher un peu (mieux vaut prévoir une petite lanterne en cas d’envie nocturne).

Nous suivons plusieurs sentiers de randonnée qui partent de notre lieu de villégiature. Nous marchons deux bonnes heures et, la nuit tombant, nous retournons à Bug. Ce qui est vraiment sympa dans ce « camping », c’est le restaurant qui propose de délicieux repas faits maison (j’avoue que la réputation de la cafétéria a pesé dans la décision de réserver une « tent cabin » à Bug). Nous optons pour un plat d’inspiration tex mex et une sorte de purée avec de la viande. C’est délicieux et, au bout de compte, c’est peut-être l’endroit où nous avons le mieux mangé en Californie.

Nous passons donc la nuit sous notre « tente ». Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a beaucoup de vent  (on l’entend s’engouffrer dans les arbres qui nous surplombent).

On se lève tôt pour pouvoir franchir l’entrée de Yosemite au plus vite mais, avant de partir, on prend le petit-déjeuner à la cafétéria (grosse pancake aux myrtilles assortie d’agrumes et croissant au fromage avec des fruits). On y achète même des sandwichs pour le midi.