Islande : les dix commandements

  • Des vêtements chauds, tu emporteras.

Parce qu’en Islande, il fait froid et la pluie fait souvent son apparition. Si tu oublies ta petite laine, tu pourras toujours t’approvisionner sur place mais les prix sont élevés.

  • Ton porte-monnaie, tu ouvriras.

L’Islande est un des pays les plus chers au monde, autant dire qu’il faut prévoir un budget important pour visiter le pays. Par personne, nous en avons eu en tout pour 1 400 euros (vols compris).

  • De nombreux touristes, tu croiseras.

Avec ses somptueux paysages et sa situation géologique unique, l’Islande attire de très nombreux visiteurs. Alors même qu’en mai la haute-saison n’est pas encore lancée, nous avons eu, pour ainsi dire, l’impression de ne croiser que des étrangers.

  • Avec les moutons, tu sympathiseras.

En Islande, il doit y avoir plus de moutons que d’habitants. Béliers, brebis et adorables agneaux gambadent joyeusement dans les champs. Parfois, on en voit même sur les routes. Question : que font les Islandais avec tous ces moutons ? Je suppose qu’ils les mangent et qu’ils les tondent !

  • Dans des sources chaudes, tu te baigneras.

Bonne nouvelle, l’Islande regorge de sources chaudes, de lagoons et de piscines chauffées grâce à la géothermie, l’idéal pour retrouver ses esprits après une journée de rando dans le froid et sous la pluie.

  • Au skyr, tu goûteras.

On en trouve partout, si vous avez l’occasion de prendre le petit-déjeuner dans un hôtel, il sera très certainement au menu. Le skyr est une spécialité laitière islandaise de la même famille que le yaourt même si, au goût, cela ressemble davantage au fromage blanc. C’est très bon, on en a très souvent mangé.

  • Peu d’alcool, tu boiras.

Déjà les tarifs des consos sont très élevés dans les bars. Tu me diras que ce n’est pas grave, on s’approvisionnera au supermarché. Sauf que les supermarchés ne vendent que de la bière dite légère (2.25 degrés maximum)… Pour le vin et les alcools plus fort, il vous faudra franchir la porte d’un magasin spécialisé, pour cause de monopole d’Etat.

  • Des volcans à gogo, tu verras.

L’Islande compte rien de moins que 130 volcans actifs. Pour une île de 103 000 km², avoue que c’est quand même pas mal !

  • Des cascades, tu admireras.

L’Islande regorge de magnifiques chutes d’eau, certes moins agréables pour la baignade que les sources d’eau chaude mais particulièrement impressionnantes.

  • La dérive des continents, tu constateras.

Située à cheval entre la plaque nord-américaine et la plaque eurasienne, l’Islande est au cœur de la dérive des continents. Le site de Þingvellir en est la parfaite illustration.

Milan et lac de Côme : bilan

Capitale économique de l’Italie, Milan est une ville riche en art et en histoire. Même si, à mon sens, elle n’atteint pas le niveau de Rome ou Florence, il y a largement assez de choses à voir et à faire pour y séjourner une petite semaine. Le musée que j’ai préféré est le Novecento. Si le Duomo et le Castello sont des monuments incontournables, Milan ne manque pas d’autres attraits. Ceux qui aiment la mode y trouveront évidemment leur compte. Par ailleurs, on y mange très bien.

Les Italiens répètent à l’envi que le lac de Côme est le plus beau du monde. Ils sont sans doute un peu chauvins, ces Italiens, ceci dit, le lac et les villages qui le bordent sont particulièrement enchanteurs. Au vu du caractère hyper touristique de l’endroit, ceux qui n’aiment pas la foule éviteront à tout prix les mois d’été ! Etant donné que nous avions prévu de rester moins de deux jours au lac de Côme, nous nous sommes focalisés sur les villages les plus célèbres au détriment de tous les autres. Nous n’avons vu ni le lac Majeur ni celui de Lugano. Si j’ai beaucoup aimé le lac de Côme et ses paysages de carte postale, j’ai eu cependant l’impression qu’à part visiter des villas et jardins, il n’y a pas énormément de choses à y faire non plus. Pour se reposer, le cadre est magnifique mais c’est, à mon avis, un peu trop tranquille. J’aurais néanmoins bien aimé passer plus de temps dans la région des lacs, notamment pour y faire de la randonnée.

Je m’arrête ici. A bientôt pour de nouvelles aventures !

 

Le lac de Côme

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt le matin, qu’ils disaient… Une chose est sûre, à 08 heures 10, nous sommes dans le train pour Côme. A deux, on en a eu pour 12 euros (les tarifs ont l’air de varier selon les heures). Quarante minutes plus tard, nous arrivons à destination. Nous prenons immédiatement le chemin du port. De Côme, nous n’avons pas vu grand chose si ce n’est le Duomo.

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A l’embarcadère, on prend un forfait journalier (27 euros par personne), sésame permettant de naviguer librement sur le lac. On nous annonce que le prochain bateau part à 10 heures. Nous profitons de ce temps d’attente pour acheter de l’eau et traîner sur les réseaux sociaux grâce au Wifi gratuit du petit parc qui jouxte l’embarcadère. Nous montons dans le bateau. Il met plus d’une heure et demi pour atteindre Lenno mais ce n’est pas grave car cette petite croisière sur le lac est loin d’être désagréable (mieux vaut prévoir la petite laine car, si on pose sur le pont, on a vite un peu froid au mois de mars).

Sitôt débarqués à Lenno, nous marchons en direction de la villa del Balbianello. Nous savions qu’elle serait fermée (les jours d’ouverture sont assez capricieux) mais nous voulions voir l’entrée. Sauf qu’on ne voit rien ! Nous déjeunons au Plinio Ristorante qui donne juste sur le lac. L’accueil est chaleureux, les pâtes ne manquent pas de goût, tout ça pour un prix raisonnable.

On repend le bateau pour Tremezzo, un des villages les plus touristiques de la région. Il faut dire que s’y trouve la très belle villa Carlotta (entrée = 9 euros), demeure construite en 1690 par un banquier milanais et offerte en 1848 à la princesse Charlotte de Prusse (c’est pour ça qu’on appelle l’endroit villa Carlotta) en guise de cadeau de mariage (bien chanceuse, cette Charlotte !). Le jardin est absolument splendide.

Absorbés par la villa et ses jardins, nous oublions l’heure du bateau et sommes donc contraints de prendre le suivant. Nous buvons un verre à la Gelateria Helvetia avant de monter dans le bateau pour visiter Menaggio. Nous nous promenons le long du lac et dans les  petites rues du village.

Une heure plus tard, nous revoilà dans le bateau pour Bellagio où nous avons réservé une chambre au Miralago B&B and Apartments (via Pescallo, 19). Il faut marcher un bon quart d’heure depuis l’embarcadère pour l’atteindre mais l’accueil est chaleureux et les chambres semblent avoir été refaites très récemment. Pour une nuit, nous payons 90 euros (c’était parmi les hôtels les moins chers, l’hébergement à Bellagio n’étant pas donné). On dîne à la Lanterna (15 salita Serbelloni), petit restau sans prétentions de pâtes et ciabatta.

On dort très bien à l’hôtel Miralogo. Cerise sur le gâteau, le petit-déjeuner, inclus dans le prix de la chambre, est délicieux !

Nous nous promenons dans Bellagio. Le village est très mignon (et paisible, tout du moins hors saison) et on comprend mieux pourquoi il fait partie des stations les plus cotées du lac de Côme.

En mars, les visiteurs ne sont pas encore très nombreux, ce qui donne au village un côté beaucoup plus intimiste. L’inconvénient (car forcément il y en a un), c’est que tous les lieux ne sont pas encore ouverts. Ainsi, à deux jours près, nous avons loupé le Giardini di villa Melzi, célèbre jardin à l’anglaise.

De Bellagio, nous prenons le bateau pour Varenna (à deux, nous payons 9,20 €) parce que de Varenna circule un train pour Milan (d’où décolle notre avion). Charmant village de pêcheurs, Varenna vaut largement le détour.

On marche de l’embarcadère au petit bourg puis on repart dans l’autre sens en direction de la gare. Le billet pour Milan nous coûte un peu plus de 7 euros par personne.

Cinquante minutes plus tard, on retrouve la gare centrale de Milan. On déjeune à l’Osteria del treno (via san Gregorio, 46), sorte de cantine (pas de service à table le midi mais le soir, le patron nous a expliqué qu’il propose un menu à la carte) en mode cuisine familiale. Les pâtes à la tomate et au basilic sont très réussies, pour un prix modique.

Nous achetons nos billets (bus Terravision car ce sont leurs rabatteurs qui nous accostent en premier…) pour l’aéroport de Malpensa où nous arrivons après une bonne heure de trajet.

Milan et le lac de Côme, c’est fini… Comme d’habitude, c’est l’heure du bilan !

Milan

Nous arrivons à l’aéroport de Milan Malpensa un peu avant midi. Nous voulons rallier le centre-ville par le train mais, depuis notre terminal d’arrivée, la gare n’est pas très bien indiquée. On se renseigne auprès de deux Italiens qui nous conseillent de prendre le bus car une grève perturbe la circulation des trains. On achète donc deux billets (8 euros l’unité, je ne me souviens plus du nom de la compagnie, elles sont plusieurs à offrir leurs services).

Une heure plus tard, nous sommes à la gare centrale de Milan. Nous prenons le métro pour nous rendre à l’appartement que nous avons loué via Airbnb. Avant ça, on mange un morceau à l’Osteria Brunello (corso Giuseppe Garibaldi, 117) car nos estomacs se creusent. Les pâtes et les gnocchi sont tout à fait corrects.

Après avoir déposé nos affaires à l’appart, nous marchons en direction du Duomo.

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La file d’attente étant relativement longue, nous décidons de reporter notre visite au lendemain. On entre alors au Museo del Novecento. Malheureusement, le monsieur de l’accueil nous apprend que le musée est fermé, comme les autres de la ville, en raison d’un mouvement de grève (le même que les trains ?). Bref, il nous faut revoir nos plans ! On déambule dans le quartier du Duomo (en s’y perdant un peu). On passe devant la Chiesa di San Maurizio et la célèbre Chiesa Santa Maria delle Grazie.

Nous arpentons les rues du quartier Magenta puis continuons vers Porta Ticinese. Nous dînons à la Fabbrica (viale pasubio, 2), pizzeria très fréquentée située dans le quartier de Repubblica. Ma pizza (une avec des aubergines) ne me laissera pas un souvenir impérissable (je trouve qu’elle manque de goût) mais apparemment les calzone sont bonnes.

Cette première journée milanaise nous laisse un peu sur notre faim faute d’avoir pu visiter les lieux que nous avions envisagés. Allez, demain est un autre jour !

Après une bonne nuit de sommeil (en fait, pas si réparatrice car les lits sont durs [les lits car l’appart est équipé de deux couchages simples]), nous prenons le petit-déjeuner à l’appart, ayant acheté le nécessaire hier. Nous nous dirigeons ensuite vers le Duomo. Sur le chemin, c’est l’effervescence ! Beaucoup de monde et des voitures chargées de vélos. Il s’avère que nous sommes tombés, complètement par hasard, sur le départ de la classique cycliste Milan-San Remo…

Nous commençons par le Museo del Novecento (5 euros l’entrée), fermé hier pour cause de grève. Les oeuvres d’art contemporain s’y succèdent (notamment des tableaux d’artistes italiens du XXe siècle). Nous achetons nos billets pour le Duomo (11 euros par personne). Avec ces précieux sésames, on peut aussi visiter le musée du Duomo et les terrasses qui surplombent la cathédrale. Nous commençons par le Museo del Duomo dans lequel sont exposés des objets liturgiques, des maquettes de la cathédrale ainsi que des statues et des vitraux.

En chemin pour aller manger, nous passons par la Galleria Vittorio Emanuele II. Cette galerie commerçante regroupe les grandes marques de luxe italiennes et constitue un passage entre le Duomo et la Scala.

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On déjeune à la Salsamenteria di Parma (via S. Pietro All’Orto, 9), très bon restaurant proposant des spécialités de l’Emilie-Romagne (je ne le savais pas mais il existe une succursale à Paris). En début d’après-midi, nous franchissons la porte du Duomo.

De style gothique, le majestueux édifice est le symbole de la ville. Le souterrain du Duomo donne un aperçu des édifices antérieurs. Le clou de la visite est la montée sur les terrasses. On emprunte les escaliers (il est possible de prendre l’ascenseur mais, dans ce cas, le billet est un peu plus cher), le nombre de marches est tout à fait raisonnable. Là-haut, c’est plein de gargouilles et de statues. Plutôt impressionnant !

Nous décidons ensuite de visiter la villa Necchi-Campiglio, maison d’architecte construite dans les années 1930.

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Le truc, c’est que se déroule un événement spécial à la villa, événement qui a pour effet de limiter singulièrement le nombre de visites… Bref, nous nous contentons du jardin qui est beaucoup plus petit que ce que l’on imaginait. Autant dire que notre passage à la villa ne restera pas gravé dans les annales.

Alors, que faire ? Nous prenons le chemin de la Pinacoteca di Brera. Ce musée est installé dans un ancien couvent. La grande majorité des œuvres exposées sont des peintures religieuses.

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Nous rentrons nous poser à l’appart avant de dîner à Eataly (piazza XXV Aprile, 10), sorte d’épicerie géante sur plusieurs étages où trône aussi un restaurant pas trop cher (et bon, de surcroît). On y achète trois paquets de pâtes (parce qu’à chaque fois qu’on va en Italie, on en ramène !).

Quoi de mieux qu’une visite au cimetière pour commencer notre dernière journée milanaise ? Le Cimitero Monumentale vaut, en effet, le détour. Relativement récent, il a été construit en 1865 à une époque où Milan voulait se douter d’un cimetière unique pour remplacer les nombreuses nécropoles excentrées en périphérie. Ce cimetière est très baroque, on y trouve des tombes assez excentriques (certains caveaux familiaux sont de véritables chapelles de verre). Il est très courant de voir, sur les sépultures, des portraits des défunts.

Sortis du cimetière, nous marchons un bon moment jusqu’au quartier de Brera. Nous passons devant la Scala (la façade du célèbre opéra n’a rien d’extraordinaire) et entrons dans un restaurant situé quelques rues plus loin, le Refettorio Simplicitas (via dell’Orso, 2), mais la formule proposée ne nous tente pas (sorte de gros brunch pour 30 euros par convive). Nous poursuivons donc notre chemin en quête d’un autre lieu. Le souci, c’est que pas mal d’établissements sont fermés le dimanche midi ou déjà bondés. On finit par entrer, un peu par hasard, au Companile (via Orefice, 24). Une chose est sûre, je ne vous recommande pas cet établissement ! Si les plats ne sont pas très chers (ils ne sont pas spécialement goutus non plus ; je crois que j’aurais fait mieux), le patron se rattrape avec le couvert (2,5 euros par tête) et la bouteille d’eau de 50 centilitres (3 euros). A l’étage, on n’entend que le bruit du tram (qui fait trembler les tables). Enfin, le décor et la carte sont nullissimes. Bref, passez votre chemin !

Après ce mémorable déjeuner, on prend la direction du Castello Sforzesco. Pour la modique somme de 5 euros, on peut entrer dans tous les musées installés dans cette forteresse miliaire du XIVe siècle. Les plafonds sont splendides.

Nous visitons un musée dédié à la sculpture ainsi qu’un autre exposant des armes essentiellement médiévales. Il y a bien d’autres musées dans ce Castello (mais certains sont fermés), cependant nous nous arrêtons là et allons nous poser au Bottega Caffé Cacao (corso Garibaldi, 12). Verdict : si le gâteau au chocolat est un peu trop sucré à mon goût, les jus de fruits et légumes pressés à la centrifugeuse sont succulents.

Nous rentrons faire une petite sieste à l’appart (on a du mal à dormir la nuit dans ces lits) et ressortons pour dîner. Nous passons par le Giardini Pubblici, paisible jardin situé à cheval sur les quartiers de Repubblica et Porta Venezia e Monte Napoleone. Nous mangeons au Ristaurante Pizzeria Maruzzella (piazza Guglielmo Oberdan, 3), conseillé par une amie ayant vécu à Milan. Les pizzas, faites devant les clients, sont délicieuses. L’adresse est assez cotée, mieux vaut ne pas arriver trop tard.

Milan, c’est fini ! Demain, direction le lac de Côme !

 

 

 

 

Milan et le lac de Côme : avant de partir

  • Y aller : le plus simple (en tout cas, en partant de la partie nord de la France) est sans doute l’avion. Il y a deux aéroports à Milan, Malpensa et Linate. Nous avons trouvé des billets pour environ 70 euros par personne aller-retour (sans bagage en soute) avec EasyJet pour rallier Roissy à Malpensa. Le vol dure 1 heure 10.

Pour aller au lac de Côme, des trains, partant de la gare centrale de Milan, desservent Côme et Varenna (les propriétaires de « smartphones » pourront télécharger les applications Trenitaliana et Trenord pour être au taquet sur les horaires). Sur le lac, rien de plus simple que de se déplacer en bateau. Des forfaits journaliers permettent de naviguer tranquillement entre les villages autour du lac.

A Milan, circulent métro, trains et bus mais, pour notre part, nous avons découvert la capitale lombarde à pied.

  • Y dormir : Entre les hôtels et les locations d’appartements, il n’est guère compliqué de se loger à Milan. Pour notre part, nous avons opté pour la seconde solution via Airbnb. A deux, nous avons payé 155 euros pour trois nuits. L’hébergement est globalement plus cher du côté du lac de Côme. Plus d’un mois avant notre départ, certains hôtels étaient déjà complets sur Bellagio. Pour une nuit (avec petit-déjeuner inclus), nous avons payé 90 euros.
  • Quand partir ? En ce qui concerne Milan, j’aurais envie de dire toute l’année même si, climat continental oblige, les températures sont assez froides en hiver. Partis à la fin du mois de mars, nous avons profité de journées ensoleillées (avec des températures maximales de 18 degrés). Pour le lac de Côme, mieux vaut, à mon sens, privilégier la période entre avril et juin. En effet, les bateaux sont moins nombreux en hiver et certaines villas (principales attractions touristiques de la région) sont fermées. En été, le lac est pris d’assaut par une foule de visiteurs (agoraphobes, s’abstenir).

Pourquoi Milan et le lac de Côme ?

  • Parce que même si l’Exposition universelle est terminée, il y a toujours une bonne raison d’aller à Milan.
  • Parce que le lac de Côme est le plus beau lac du monde (tout du moins selon les Italiens, qui passent, il est vrai, pour être un peu chauvins).
  • Parce qu’après avoir arpenté les rues de Rome et Florence l’an passé, on avait bien envie de retourner en Italie.
  • Parce qu’on mange toujours bien de l’autre côté des Alpes (et on peut ramener des pâtes de toutes sortes que l’on trouve difficilement en France).

Un nouvel an barcelonais

Innover et fêter le nouvel an dans une grande métropole européenne ! C’est en tout cas ce nous voulions faire avec des amis et Barcelone fut l’heureuse élue.

Commençons par l’organisation ! Nous réservons les billets Paris/Barcelone (vols avec Vueling) un mois et demi à l’avance pour 190 euros par personne, ce qui est évidemment bien plus cher qu’à d’autres périodes de l’année. Sur la question du logement, c’est Airbnb qui l’emporte. Nous louons donc, à quatre, un appartement situé à une quinzaine de minutes à pied de la « Sagrada Familia ».

Nos premiers pas dans la capitale catalane nous mènent vers l' »Arc de Triomf » et le « Parc de la Ciutadella », dans lequel est implanté un zoo (nous ne le visitons pas).

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Nous entrons dans le « nouveau Born centre culturel », grande halle toute de fer, de brique rouge et de verre construite en 1876. Sa rénovation a permis de mettre au jour des vestiges archéologiques.

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On marche le long du « Passeig del Born » qui nous mène à la basilique « Santa María del Mar », emblématique du style gothique catalan. Pour cinq euros par personne, on la visite.

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Nous poursuivons nos pérégrinations dans le « Barri Gòtic ». Nous tombons nez à nez avec sa magnifique cathédrale. La longue file devant l’entrée a malheureusement raison de notre envie de la visiter…

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On fait un tour dans le quartier puis on se pose au « Bliss », agréable salon de thé situé place « Sant Just ». Un peu fatigués, nous rentrons à pied à l’appart.

On arpente de nouveau les rues barcelonaises pour trouver des tapas. Le truc, c’est qu’on marche pendant un bon moment car, parmi les restaus que nous avions repérés sur nos guides, beaucoup sont déjà plein à craquer. On entre finalement chez « Tapas 24 » (Diputació, 269) où, après avoir pas mal attendu, nous nous asseyons à une table. Les tapas sont plutôt chères mais très bonnes.

Le lendemain matin, nous visitons la « Casa Milà », qui est peut-être la maison de Gaudí la plus célèbre.

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L’entrée est chère, on a payé pas moins de 21 euros chacun pour une visite avec audio-guide. Le toit de la maison, où les sorties d’escaliers, les cheminées et les tours de ventilation forment une sorte de jardin de sculptures à l’air libre, est particulièrement original.

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Nous prenons la direction de la « plaça de Catalunya » pour descendre la « Rambla », l’avenue la plus connue de Barcelone. On tombe sur une sorte d’office du tourisme où nous achetons nos entrées pour la « Sagrada Famila » (visiblement, l’édifice est pris d’assaut car beaucoup de plages horaires sont déjà complètes). On achète de quoi manger au « Mercat de la Boquería ». Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a l’embarras du choix ! Les étals foisonnent de fruits, viandes et petits sandwichs en tous genres. Pour ma part, je passe une bonne partie de l’après-midi attablée avec une amie résidant à Barcelone tandis que mes trois compères continuent vers la plage et le port (ayant déjà eu l’occasion de séjourner dans la capitale catalane, je connais ces endroits).

Pour le dîner, nous choisissons un restaurant végétarien, le « Sesamo » (Sant Antoni Abat, 52). C’est vraiment pas mal, les mets proposés sont savoureux et originaux (mais les carnivores s’abstiendront).

Nous entamons notre dernière journée complète à Barcelone ! Tôt le matin, on prend le métro direction le « Park Güell ». Depuis maintenant quelques années, seule une partie du parc est en accès libre, pour l’autre (celle qui regroupe les édifices de Gaudí), il faut sortir le porte-monnaie. Le problème, c’est que le personnel de la billetterie nous fait savoir que tout est déjà vendu, le seul créneau disponible étant en fin d’après-midi, heure à laquelle nous avons acheté nos entrées pour la « Sagrada Familia »… Bref, la visite du parc est quelque peu amputée. Pour se consoler, on visite la « casa-museu Gaudí », pour 5,50 euros par personne, dans laquelle le célèbre architecte a passé vingt ans de sa vie.

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La promenade dans les parties publiques du parc est très agréable. L’inconvénient, c’est que l’endroit est hyperfréquenté, sauf peut-être les jours de pluie.

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Nous déjeunons dans un très bon restaurant, dont le nom m’échappe (mea culpa)…

La visite de la « Sagrada Familia » est programmée en fin d’après-midi. Avant de pénétrer dans l’oeuvre phare de Gaudí, nous repassons à l’appart pour nous changer avant le réveillon.

On aime ou on déteste mais la « Sagrada Familia » ne laisse personne indifférent ! Bien qu’elle ne soit pas encore achevée (les travaux ont pourtant commencé en 1882), elle a été consacrée par le pape Benoît XVI en 2010. De l’intérieur comme de l’extérieur, elle ne ressemble à aucune autre église.

Situé au sous-sol, le musée-crypte est particulièrement intéressant. A travers une vitre, on aperçoit le tombeau de Gaudí (être enterré dans un édifice, dont on a soi-même élaboré les plans, n’est pas donné à tout le monde).

Quelques semaines avant le départ, nous avions réservé un restaurant, l' »Adagio Tapas » (Calle Ferran, 21) pour le soir du 31. Verdict : plutôt pas mal et correct niveau prix pour un repas de réveillon. Une bonne demi-heure avant 2016, nous nous mettons en quête d’un bar. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y a pas tant de choix que ça autour du restau. Nous entrons finalement dans une sorte de pub irlandais dans lequel s’entassent surtout des Français et des Anglais. C’est là que nous comptons les douze coups de minuit (sans manger de raisin contrairement à la tradition espagnole). Après quelques verres, nous poursuivons la soirée dans une boîte latino.

Pour cause de réveil tardif, la dernière matinée barcelonaise est tranquille. On déjeune à la « Cervecería Catalana » (Carrer de Mallorca, 236). Les tapas sont bonnes quoiqu’un peu grasses à mon goût. On les avale vite car il faut filer à l’aéroport.

Alors, quel est le bilan de ce nouvel an à Barcelone ? Pour ma part (mais ce n’est que mon avis), je ne suis pas particulièrement enthousiasmée par cette ville à laquelle je préfère des cités comme Londres, Berlin ou Rome. Il faut dire que je ne suis pas très réceptive au style de Gaudí. Cela étant, Barcelone vaut largement le détour. La douceur du climat permet de profiter de la ville toute l’année. Si le tourisme bat son plein entre juin et septembre, nous étions étonnés par le nombre de visiteurs étrangers pour une fin de mois de décembre. Avec sa réputation de capitale européenne de la fête, Barcelone remporte définitivement pas mal de suffrages dans le championnat des villes du vieux continent où il est bon de passer le nouvel an !

 

 

 

 

 

 

Corée du Sud : l’heure du bilan

La Corée du Sud étant un pays plutôt méconnu sur le plan touristique, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Résultat des courses : nous avons adoré notre voyage et ne regrettons en aucun cas le choix de la destination.

Tout d’abord, la Corée du Sud est un pays particulièrement accueillant. Les Coréens, même s’ils ne parlent pas toujours anglais, sont toujours prêts à faire tout ce qu’ils peuvent pour aider les étrangers.

Nous avons découvert de magnifiques sites naturels et historiques. Certes, la Corée du Sud n’est peut-être pas le plus beau pays d’Asie (c’est en tout cas l’avis de nombreux voyageurs) mais il vaut, selon nous, largement le détour.

Grâce aux réseaux très développés de bus et de trains, voyager à travers la Corée est simple et bon marché. On peut tranquillement visiter le pays en sac à dos sans trop se soucier du « où va-t-on dormir » tellement l’offre hôtelière est foisonnante.

Pour un Européen, la Corée du Sud n’est pas un pays trop cher, surtout pour la nourriture (par ailleurs, excellente) et l’hébergement.

Si vraiment c’était à refaire ? Nous aurions peut-être commencé par Jeju et fait notre itinéraire en sens inverse. Nous passerions volontiers une nuit chez l’habitant. Si nous avions su que cela était faisable avant de réserver nos billets, nous aurions profité de l’escale à Pékin pour visiter la capitale chinoise (il est désormais possible de bénéficier d’un transit de 72 heures sans visa). Accessoirement, nous aurions choisi une autre compagnie aérienne qu’Air China.

Le chapitre coréen s’arrête ici. En espérant que sa lecture ne fut pas trop fastidieuse ! A  bientôt pour de nouvelles aventures !

Séoul : dernières heures

C’est la fin de notre séjour en Corée du Sud. L’avion pour Pékin décollant en début d’après-midi, nous décidons de consacrer cette dernière matinée aux achats.

Nous allons faire un tour à l’I’Parkmall, grand magasin jouxtant la station de métro de Yongsan. Plusieurs étages sont consacrés aux produits électroniques mais il y a aussi des vêtements (je profite des soldes coréennes pour m’acheter une robe). Le dernier étage abrite un terrain de football ainsi qu’un « stade de e-sport » (dans lequel il est impossible de pénétrer). Tout près de l’I’Parkmall se trouve un E-Mart, autre grand magasin. Nous y mangeons nos derniers dumplings avant de reprendre le chemin de l’auberge pour y récupérer nos sacs.

Lentement mais sûrement, on se dirige vers l’aéroport d’Incheon. Je ne m’en étais pas trop rendue compte à l’aller mais il est très grand et plutôt bien conçu. Principale attraction : une sorte de scène sur laquelle des chanteurs reprennent les classiques de Disney. Comme dans tous les aéroports internationaux, les boutiques y sont omniprésentes.

C’est toujours triste de quitter un pays, surtout quand on sait que ce n’est pas demain la veille qu’on va y retourner. Il est donc venu l’heure du bilan de ces vacances sud-coréennes (objet de l’article suivant).

Séoul : jour 3

Cette troisième et dernière journée complète à Séoul débute avec la visite du sanctuaire de Jongmyo. La visite guidée est imposée mais nous arrivons trop tard pour celle en anglais. La prochaine n’étant programmée qu’en début d’après-midi, on nous propose de rejoindre celle en japonais, ce que nous faisons (les explications de la guide sont, pour nous, purement cosmétiques). Le sanctuaire n’est, à mon sens, pas le plus beau site de la ville mais sa taille est impressionnante.

 

Après le déjeuner dans un restau de nouilles (froides pour changer), nous franchissons la porte du mémorial des guerres de Corée. Le bâtiment est imposant par sa taille (photo en « une » de l’article). A l’intérieur du musée (dont l’entrée est gratuite) sont exposés des missiles, avions de guerre et autres chars d’assaut, le tout dans une ambiance assez patriotique (nombreux étaient les militaires à visiter le musée ; je ne sais pas si j’ai déjà eu l’occasion de le dire mais l’armée est omniprésente en Corée du Sud).

Nous prenons ensuite la direction des berges du Han et du parc de Jamwon où l’activité principale semble être le vélo. On y voit passer des dizaines de cyclistes coréens équipés de machines dernier cri.

En début de soirée, nous nous aventurons dans le quartier très animé de Myeong-dong. C’est assez fou de se retrouver au milieu de ces rues remplies de boutiques, essentiellement de cosmétiques (les Coréennes et Coréens en sont dingues) et de vêtements, avec devant chacune ou presque un rabatteur pour attirer le chaland. Nous poursuivons vers le marché de Namdaemun, l’endroit idéal pour ramener à la maison des souvenirs de Corée et des gadgets en tout genre.

Pour dîner, nous repartons vers Hongdae. Le restau, sur lequel notre choix s’est porté, n’est, à mon sens, pas franchement recommandable. C’est en fait une chaîne d’établissements qui s’appelle Yoogane et propose des plats à base de poulet. Comme pour le barbecue ou certaines soupes, les mets cuisent sous les yeux du client. Ce qui est bizarre dans cette chaîne (et qui me fait dire que ce n’est pas de la haute gastronomie), c’est que le serveur arrive avec un sachet et place le mélange encore congelé dans le wok. A intervalles réguliers, il vient remuer la mixture. Verdict : le goût n’est vraiment pas terrible et le prix très élevé pour un plat tout juste sorti du congélateur. Vous l’aurez compris, je vous conseille de passer votre chemin…

Pour la dernière fois, nous rentrons à l’auberge car nos avions (pour Pékin puis Paris) décollent le lendemain. Elle est quand même étrange cette auberge où nous avons l’impression d’être les seuls clients. C’est un peu frustrant car, ce qu’on peut attendre d’une auberge de jeunesse, c’est d’échanger avec d’autres gens et éventuellement, comme cela se fait dans de nombreux endroits, de sympathiser autour d’un verre. Mais ici, rien de tout ça, ce qui est assez étonnant car le mois d’octobre est assez prisé par les touristes.