L’aventure commence dans la tourmente : Abou Dabi, la halte inattendue

Pour rallier Chengdu, première étape du périple dans l’Empire du Milieu, nous avons choisi la compagnie Etihad Airways, ce qui implique une escale à Abou Dabi. Le problème, c’est que la veille du départ, nous apprenons qu’en raison, d’une part, d’un mouvement de grève des contrôleurs aériens et, d’autre part, des accords liant Air France à Etihad, notre vol pour Abou Dabi décollera avec deux heures de retard sur l’horaire prévu (00:05 en lieu et place de 21:50). Cette nouvelle ne nous enchante guère car nous sommes à peu près certains de louper la correspondance pour Chengdu. Or, il n’y a qu’un seul vol quotidien entre Abou Dabi et la capitale du Sichuan…

Le vol pour Abou Dabi se déroule paisiblement mais je trouve que par rapport à l’an dernier (nous avions emprunté la même ligne) la qualité du service a un peu baissé : un seul repas en un peu plus de six heures de vol (les passagers de la classe affaires ont eu droit, eux, à un pain au chocolat avant l’atterrissage), un dessert (une sorte de cheesecake vanille myrtille) au goût particulièrement chimique, un personnel de bord un peu moins sympathique. Cependant, Etihad reste selon moi une valeur sûre du secteur aérien.

Arrivés dans la capitale des Emirats Arabes Unis, nous sommes accueillis par un employé d’Etihad. Il explique aux passagers pour Chengdu (essentiellement des Chinois) que la seule option est de prendre le vol du lendemain. En contrepartie, la compagnie nous paye l’hôtel et les repas. Un minibus nous embarque donc vers le Radisson Blu, situé à quinze minutes de l’aéroport. Nous y prenons directement le petit-déjeuner (très complet, beaucoup de choix) avant de nous poser dans la chambre pour dormir un peu et réfléchir à la suite des événements car nous avons deux nuits d’hôtel de réservées à Chengdu. Nous écrivons donc au Mrs Panda Hotel (le nom ne s’invente pas !) pour modifier la réservation. Nous avions également acheté deux billets de train via l’application Ctrip. Nous faisons en sorte d’en échanger un mais nous ne sommes pas certains que l’action ait été prise en compte par l’appli. Nous déjeunons à l’hôtel. Comme pour le petit-déjeuner, il s’agit d’un buffet avec entrées, plats et desserts d’inspiration orientale, indienne et occidentale (il y en a donc pour tous les goûts).

Bien ravitaillés, nous partons faire un tour dans notre destination d’un jour. Pour ce faire, nous retirons 200 dirhams au distributeur de l’hôtel. Nous montons ensuite dans un taxi qui nous mène vers la mosquée Sheikh Zayed. Achevée en 2007 et réalisée dans le style traditionnel de l’architecture islamique, elle est dominée par quatre minarets et peut accueillir jusqu’à 40 000 personnes.

L’entrée est gratuite alors allez-y, cette mosquée vaut le détour ! Les femmes doivent porter un voile sur leurs cheveux et des vêtements couvrants. Pas de panique, la mosquée met gratuitement à disposition des tenues homologuées (une sorte de longue tunique à manches longues avec capuche intégrée). J’en ai revêtue une et il faut bien reconnaître qu’entre la chaleur (le mercure frôle les 37 degrés) et la robe d’un jour par dessus mes vêtements, je me sens toute moite. La visite achevée, on reprend un taxi qui nous dépose au Breakwater, célèbre point de vue donnant sur la mer et les gratte-ciels. Nous marchons ensuite vers Corniche Beach et Abu Dhabi Beach (compter une demi-heure de promenade) avant de remonter dans un taxi qui nous ramène à l’hôtel.

Des bus circulent dans Abou Dabi mais le personnel de l’hôtel nous a expliqué qu’il fallait acheter une carte à la gare routière centrale pour pouvoir emprunter le réseau et qu’il était plus simple de prendre le taxi. Nous n’avons pas cherché à en savoir plus et vu que nous n’avions qu’une après-midi devant nous, nous avons, en effet, fait ce qui nous semblait le plus simple. Après ces trois courses, il nous reste 20 dirhams (nous avons laissé des pourboires aux trois chauffeurs). Nous dînons à l’hôtel où, en plus du buffet, on peut choisir du poisson ou de la viande cuits sous nos yeux. Les morceaux sont délicieux.

Chine : les dix commandements

  1. Un VPN sur ton téléphone, tu installeras

Utilisateur acharné des réseaux sociaux, la Chine n’est, à première vue, pas un pays pour toi ! En effet, Facebook, WhatsApp, Twitter, Instagram et consorts sont bloqués, sans oublier l’incontournable Google. Ton salut viendra de l’installation d’un VPN sur ton téléphone portable afin de contourner les restrictions géographiques. Prévoyant tu seras car ledit VPN doit être installé avant ton arrivée sur le sol chinois. Il en existe des gratuits comme des payants (l’abonnement peut être limité à un mois) et globalement, ça fonctionne plutôt bien.

2.  Un rouleau de papier toilette dans ton sac, tu glisseras

Les toilettes chinoises resteront gravées dans ma mémoire de voyageuse. La faute à l’hygiène qui n’est pas toujours au rendez-vous. Si dans les grandes villes, l’inconfort se limite à la mauvaise odeur, il n’en va pas de même dans les régions rurales où il n’y a ni chasses d’eau ni portes (de simples cloisons séparent les trônes) et où ton odorat risque d’être soumis à rude épreuve… Une constante cependant : les toilettes sont le plus souvent à la turque et le papier est rarement mis à la disposition des usagers. Alors, quand tu fais ton sac, pense à embarquer un rouleau, ça ne prend pas trop de place.

3. A communiquer par les gestes, tu apprendras

Ce n’est pas une légende urbaine, les Chinois ne parlent, pour la plupart, pas très bien anglais. Si tu ne parles pas chinois, tu feras donc en sorte de te débrouiller avec les autres canaux de communication, à savoir l’écrit (mieux vaut montrer les caractères chinois que le pinyin [système de romanisation du mandarin]) et parfois les gestes. Si tu demandes quelque chose à quelqu’un en anglais, évite de faire de longues phrases et concentre-toi sur les mots importants car il y a de fortes chances que ton interlocuteur soit vite noyé. Si tu cherches l’adresse d’un hôtel ou d’un restaurant, il est préférable de la présenter écrite en caractères chinois.

4. Des regards interrogateurs des jeunes enfants, tu t’amuseras

Les petits Chinois restent souvent sans voix lorsqu’ils se retrouvent face à des Occidentaux. Ils te dévisagent et c’est plutôt mignon.

5. Devant les portraits du camarade Mao, les marteaux et faucilles, dubitatif tu seras

En Chine, le parti communiste est tout puissant. Les affiches ornées de marteaux et faucilles sont là pour te le rappeler. Elles font tellement partie du décor que tu finiras par ne plus les remarquer.

6. Aux bousculades et à la promiscuité dans les lieux publics, tu t’habitueras

« Sept cent millions de Chinois et moi, et moi, et moi » chantait Jacques Dutronc en 1966. Si le nombre d’habitants de l’Empire du Milieu a depuis largement franchi la barre du milliard, l’ami Jacques avait cependant raison : les Chinois sont plus nombreux que les citoyens de n’importe quelle autre nation. Evidemment, cela a pour conséquence une forte promiscuité, nettement plus importante que ce que l’on connaît en Europe. Tu auras l’impression que les gens sont toujours les uns sur les autres (surtout dans les grandes villes) et que cela n’est pas sans entraîner quelques désagréments, type poussettes ou bousculades, auxquels les Chinois, contrairement aux étrangers, ne prêtent pas attention tellement ils font partie de leur quotidien. De même, les dépassements dans les files d’attente sont monnaie courante.

7.  Des rabatteurs, tu te méfieras

Aux abords des gares, restaurants et lieux touristiques, tu seras démarché par des rabatteurs désireux de te voir monter dans leur faux taxi, t’attabler dans leur établissement ou acheter leur marchandise diverse et variée. En bon voyageur, tu passeras ton chemin.

8. Dans tes rames de métro et des trains grande vitesse flambant neufs, tu monteras

Dans les grandes villes chinoises, les lignes de métro poussent comme des champignons. Elles se construisent si rapidement qu’il faut régulièrement se mettre à jour (le Lonely Planet ne l’est pas toujours). Tu seras en admiration devant les belles rames toutes neuves (dans lesquelles les noms des arrêts sont aussi écrits en caractères latins). Si tu as l’occasion de prendre le train, sache que le réseau ferroviaire à grande vitesse a connu un développement impressionnant ces dix dernières années et que là aussi le matériel roulant est très récent.

9. Devant des panneaux écrits dans un anglais hésitant, tu t’esclafferas

Globalement, les Chinois parlent assez peu l’anglais. Cela s’entend et se voit, comme en témoignent les panneaux rédigés dans une langue qui ferait se retourner Shakespeare dans sa tombe.

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10. Du riz, tu mangeras

Alors, oui, on mange beaucoup de riz en Chine. Pour ma part, j’ai adoré ces plats tout simples de riz sauté aux légumes. Tu constateras cependant que la gastronomie chinoise ne se limite pas à cette céréale, loin de là ! Les nouilles, sautées ou dans des soupes, sont également de la partie, tout comme les dumplings que j’adore. Et je ne te parle même pas des spécialités de chaque province !

Ecosse : bilan

Située à seulement une heure et demi de vol de la partie Nord de la France (un peu plus en décollant du Sud), l’Ecosse offre de nombreuses possibilités d’évasion. Vous tomberez, à coup sûr, sous le charme des paysages, châteaux (entiers ou en ruine), lochs, moutons et whiskys. Contrairement aux idées reçues, il ne pleut pas continuellement en Ecosse (même s’il ne faut pas non plus s’attendre à des températures tropicales) : en dix jours, nous n’avons eu que deux jours de pluie (et encore, il n’a pas plu toute la journée).

Si l’Ecosse reste une destination relativement chère (l’hébergement tout comme les visites ne sont pas donnés), on oublie le coût du voyage en contemplant les magnifiques paysages des Highlands. Adeptes du voyage économique, nous avons privilégié les auberges de jeunesse aux hôtels et maisons d’hôte mais je dois bien admettre que je n’en garde pas un excellent souvenir. Confrontés à des ronfleurs intempestifs pendant plusieurs nuits du séjour, nous avons pris conscience des limites de ce type d’hébergement, tout du moins du point de vue sonore (parce que pour rencontrer du monde, il n’y a sans doute pas mieux que les auberges de jeunesse).

Si c’était à refaire ? Parcourir moins de kilomètres ? Avec pas loin de 1 700 kilomètres au compteur en huit jours, nous avons beaucoup roulé, un peu trop à mon goût. Certaines étapes (je pense à Tongue et Durness) n’étaient peut-être pas absolument indispensables. Je ne sais pas exactement si faire le même parcours en utilisant exclusivement les transports en commun est possible mais, d’après ce que j’ai vu, des bus et des trains sillonnent l’Ecosse (même s’il faut évidemment se poser la question des villes desservies et des fréquences). Si la location d’une voiture apporte plus de flexibilité et d’indépendance, elle peut aussi se révéler une redoutable avaleuse de kilomètres, dans le sens où on est souvent tenté d’allonger le parcours sur place en se disant qu’avec son propre véhicule, on peut toujours aller plus loin qu’envisagé ! Je ne recommande pas forcément l’île d’Handa (certes très belle mais, à mon sens, pas plus que le littoral qui la jouxte) sauf pour les passionnés d’ornithologie qui apprécieront à leur juste valeur les oiseaux nichés dans les falaises.

Nous avons passé dix jours sur place. C’est déjà pas mal mais j’aurais bien aimé rester quelques jours de plus pour faire davantage de rando, notamment sur la magnifique île de Skye. Tout ça pour dire que je retournerai volontiers en Ecosse tellement cette région m’a enchantée ! A bientôt pour de nouvelles aventures dans l’Empire du Milieu !

Au musée national d’Ecosse

Le National Museum of Scotland doit être le plus grand musée d’Edimbourg. Il est immense et, pour tout dire, je ne pensais pas que les collections étaient si nombreuses et si variées. Entre les sciences, les animaux, la géologie, les techniques et l’astronomie, il y en a vraiment pour tous les goûts.

On fait une pause déjeuner à la brasserie du musée avant de poursuivre avec les collections consacrées à l’Ecosse. Ce musée est particulièrement intéressant et est, de surcroît, très interactif. Nous avons, je l’avoue, passez beaucoup de temps sur un petit jeu de réflexe (parmi de gros boutons, il faut appuyer sur celui qui s’allume et en toucher un maximum en une minute).

C’est déjà la fin de l’après-midi quand nous sortons du musée. On se promène dans les rues d’Edimbourg.

Je m’achète une robe dans une boutique qui répond au doux nom de Cookie (29 Cockburn Street). Pour ce dernier dîner écossais, on choisit un restau végétarien, le David Bann (56-58 St Mary’s Street), et c’est très bon !

On rentre à la St Christopher’s Inn faire nos sacs car l’avion décolle tôt le lendemain. Une chose est sûre, je ne garderai pas un souvenir impérissable de cette auberge. Peu conviviale (le seul espace commun est une pièce sombre qui ressemble davantage à une arrière-salle de bar qu’à un salon) et sale (les toilettes de la chambre ont dégagé une odeur peu conventionnelle pendant notre séjour et ce n’était pas beaucoup mieux du côté des sanitaires et douches collectifs…), je ne recommanderai pas cette adresse. Un point positif tout de même, la St Christopher’s Inn est idéalement située.

L’Ecosse, c’est (déjà) fini… Quelque chose me dit que c’est l’heure du bilan !

 

Edimbourg : du château à la galerie nationale en passant par le musée de l’illusion

On a plutôt bien dormi pour cette première nuit à la St Christopher’s Inn. Le petit-déjeuner n’a rien d’extraordinaire (rien que du basique) mais c’est déjà ça.

Le château d’Edimbourg est un des monuments phare de la ville. L’entrée coûte 15 livres et cela vaut largement le coup.

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Depuis 1861, tous les jours (sauf le dimanche), à 13 heures, est tiré un coup de canon. Le « One o’clock gun » permettait aux marins de régler leurs horloges à une époque où celles-ci étaient peu fiables.

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Le clou de la visite réside sans doute dans cette petite salle, aux murs épais et aux allures de coffre-fort, qui abrite la couronne, l’épée et le sceptre du trône d’Ecosse. Les photographies ne sont pas autorisées.

On visite les prisons de guerre (dans lesquelles furent enfermés des prisonniers français pendant les guerres napoléoniennes), les appartements royaux et le très intéressant « National War Museum ».

L’appétit ouvert par cette matinée de visites, on déjeune au Baked Potatoe Shop (56 Cockburn Street), tout petit restau (une seule table, les clients choisissent plutôt la vente à emporter) qui sert des pommes de terre garnies. Le choix de garnitures étant vaste, vous y trouverez forcément votre bonheur.

La Camera Obscura est une des attractions les plus anciennes de la ville. Il s’agit d’un musée construit autour des illusions d’optique. C’est plutôt drôle (je pense que c’est sympa à faire avec des enfants) surtout le grand cylindre simulateur de vertiges. L’entrée coûte 15 livres.

Edimbourg est riche en musées. L’un des plus célèbres est le « Scottish National Gallery » qui rassemble des œuvres de style baroque (les peintres italiens et français sont bien représentés). Bonne nouvelle, l’entrée est gratuite (les donations sont toutefois bienvenues).

La capitale écossaise a également son lot de magasins. Le nombre de boutiques à vocation touristique sur le Royal Mile est assez impressionnant. Au niveau des grands magasins, Jenners est considéré comme le Harrod’s d’Edimbourg. Je craque pour une écharpe écossaise (prix : 20 livres, soit plus cher que dans les boutiques de souvenirs mais je l’espère de meilleure qualité).

La Saint Giles’ Cathedral est l’une des principales églises d’Edimbourg. Les voûtes gothiques et les vitraux sont magnifiques.

On dit souvent qu’au Royaume-Uni les restaurants indiens sont meilleurs qu’en France, alors pourquoi se priver ? On franchit donc la porte du Namaste Kathmandu (17-19 Forrest Road). Verdict : c’est très bon !

 

Glencoe, Stirling, retour à Edimbourg

Je n’ai pas très bien dormi dans le dortoir du Glencoe Independent Hostel, la faute aux lits qui grincent et aux portes qui claquent. La météo n’était pas particulièrement optimiste, à raison car il pleut des cordes. Par conséquent, nous choisissons des sentiers abrités par les arbres. On commence avec les Lochan trails avant de se lancer sur le sentier Signal Rock. Ce sont davantage des promenades que des randonnées à proprement parler.

Le « visitor centre » de Glencoe est un passage quasi incontournable pour les (nombreux) touristes. Il abrite une exposition consacrée à la géologie et à l’histoire de Glencoe, marquée par le massacre perpétré le 13 février 1692 (difficile à résumer en quelques lignes mais c’est encore une histoire de Jacobites). L’entrée coûte 6,50 livres et, soyons honnêtes, c’est un peu cher payé par rapport au contenu.

Il est midi, nous n’avons plus qu’une demi-journée devant nous avant de rendre la voiture à l’aéroport d’Edimbourg et les points d’intérêt touristiques entre Glencoe et la capitale écossaise ne manquent pas. On choisit de faire une halte au château de Stirling. L’entrée n’est pas donnée (15 livres, auxquelles il faut ajouter 4 livres pour le stationnement si on vient en voiture) cependant le lieu, chargé d’histoire, vaut largement la visite. Selon les historiens, les premières mentions du château remontent au début du XIIe siècle mais les bâtiments que l’on peut voir aujourd’hui ont majoritairement été construits entre 1490 et 1600. La vue est très jolie du haut des remparts. C’est dans ce château que fut couronnée Marie Ière d’Ecosse le 9 septembre 1543.

La voiture rendue, on prend le tram en direction du centre ville d’Edimbourg. On se présente à l’auberge de jeunesse, que nous avons réservée quelques semaines plus tôt via Booking, j’ai nommé la St Christopher’s Inn. A notre arrivée, nous faisons face à un imbroglio sur une somme qu’il nous resterait à payer. Nous sommes persuadés avoir réglé l’ensemble des trois nuits, toutefois, ce n’est pas l’avis du gars de l’accueil qui nous demande l’équivalent de 15 euros. Pour prouver notre bonne foi, nous montrons le prélèvement sur le compte bancaire grâce à l’application mobile. Le gars a l’air sceptique mais se dit qu’on a peut-être raison. Il nous explique alors le fonctionnement de l’auberge et notamment la possibilité de prendre le petit-déjeuner moyennant 3 livres. Là encore, surprise, car nous pensions avoir déjà payé les petits-déjeuners lors de l’enregistrement sur le site de l’auberge. On insiste si bien que lui et son collègue se rendent finalement compte que ce qu’indique le logiciel est faux… Bref, on n’a rien eu à payer en plus. Je vous conseille donc d’être vigilants si vous réservez cette auberge par l’intermédiaire de Booking. Si vous effectuez votre réservation directement sur le site de St Christopher’s Inn, le petit-déjeuner est gratuit (ce qui, soit dit en passant, est, à mon sens, aberrant). Notre chambre peut accueillir six personnes, elle abrite deux lits superposés de trois étages (attention à la tête, l’espace entre les matelas est restreint !).

Une chose est sûre, les bars et restaurants ne sont pas des denrées rares dans la capitale écossaise (le plus dur est peut-être de faire un choix). Pour ce soir, l’élu est l’Arcade Bar (48 Cockburn Street). Pas mal de haggis à la carte mais pas que ! Le décor du restaurant est très agréable et les plats sont d’un bon rapport qualité prix.

Ile de Skye (suite et fin), château d’Eilean Donan et Harry Potter

L’île de Skye est tellement riche en choses à voir qu’on continue de l’explorer. Juste un petit mot sur l’Independent Portree Hostel : on y a très bien dormi. Mention spéciale pour l’immense cuisine très bien équipée.

L’Old Man of Storr est un étrange caillou de 49 mètres de haut planté au milieu du massif de Storr. Pour l’approcher, il faut marcher pas loin de deux heures aller-retour. Mieux vaut se munir de bonnes chaussures car les pentes sont assez abruptes et parfois glissantes.

En Ecosse, nombreuses sont les ruines de châteaux. L’île de Skye ne déroge pas à ce principe avec les restes du château de Duntulm. Les ruines sont jolies à voir mais officiellement interdiction de s’avancer trop près (les moutons, eux, ne s’embêtent pas et passent sous la clôture).

Sur ce, nous décidons de reprendre la route menant au pont reliant l’île de Skye au « continent ». L’Eilean Donan Castle est justement assez proche du pont. Construit au XIIIe siècle pour empêcher l’accès du loch aux pirates venus de Scandinavie, l’imposante bâtisse a été complètement rasée en 1719 avant d’être remise sur pied en 1932. L’entrée coûte 7 livres. L’exposition présente de nombreux objets de famille du clan Mac Rae.

Avant de gagner Glencoe, on fait un saut à Glenfinnan. On ne manque pas la célèbre église catholique et, bien sûr, son viaduc qui a acquis une renommée mondiale grâce aux films de la franchise Harry Potter.

Arrivés à Glencoe, on se rend directement au Glencoe Independent Hostel. Le complexe est un peu perdu dans les bois mais n’en est pas moins agréable (c’est même justement ce qui fait son charme). Le salon et la salle à manger sont très conviviaux. La cuisine est bien équipée, idéal pour se préparer de bons petits plats.

Sur l’île de Skye

On a très bien dormi dans le petit chalet. Il faut dire que nous étions les seuls dans le dortoir (donc pas de ronfleurs). On prend le petit-déjeuner dans la cuisine avant de mettre le cap sur la célèbre île de Skye.

Que faire sur la plus grande île des Hébrides intérieures ? Point of Sleat (à l’extrémité Sud de l’île) offre une belle promenade : après une heure de marche, on débouche sur une paisible plage.

Le « Clan Mac Donald Centre » est une parfaite idée de visite pour ceux qui s’intéressent à l’histoire de l’Ecosse et plus particulièrement des Hébrides. Un musée relate, en effet, l’histoire du clan Mac Donald, une des familles les plus puissantes de l’île de Skye. Par ailleurs, le jardin est superbe. Il abrite les impressionnantes ruines du château d’Armadale.

Amateurs de whisky, sachez-le, l’île de Skye est la terre natale de la distillerie Talisker. N’ayant encore jamais pénétré dans un tel lieu, nous nous voyions déjà contempler les alambics mais c’était sans compter sur la forte fréquentation du lieu le samedi (il n’y avait plus aucune place pour les visites guidées de l’après-midi…). Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, on achète deux bouteilles à la boutique.

Je ne pourrais décemment terminer cet article sans parler des splendides Fairy Pools, ensemble de chutes d’eau qui impressionnent par leur nombre (mais elles ne sont pas très grandes) et par la magnifique couleur de l’eau. L’ennui, c’est qu’il pleut de plus en plus fort et que nous rentrons trempés de cette petite excursion, mais qu’importe, le jeu en valait vraiment la chandelle !

Nous dormons au Portree Independenat Hostel, auberge de jeunesse au cadre très chaleureux. Pour quatre livres (+ une livre pour le séchoir), la « laundrette » permet de laver ses vêtements (ce qu’on fait bien volontiers avec toute la flotte qu’on vient de se prendre).

Principale ville de l’île de Skye, Portree offre un certain nombre de restaurants. On opte pour le Caledonian Cafe (Wentworth Street). Il ne me semble pas avoir vu autre chose que des burgers sur la carte du soir. Pour ma part, je choisis celui d’inspiration mexicaine que j’ai trouvé tout à fait correct.

 

 

Où l’on visite un beau jardin

L’auberge de jeunesse SYHA de Ullapool est plutôt agréable et son personnel particulièrement sympathique. Nous dormons dans deux chambres distinctes (visiblement pas de dortoirs mixtes). Le souci, c’est que dans nos deux chambres ont sévi des tronçonneuses (= ronfleurs intempestifs) à cause desquelles la nuit n’a pas été très réparatrice. Nous prenons le petit-déjeuner de l’auberge (nous l’avions pré-commandé), qui est de type continental (et qui n’a rien d’exceptionnel).

Nous visitons le jardin botanique d’Inverewe que j’ai trouvé magnifique. L’entrée n’est cependant pas donnée (10,50 livres + 1 livre pour le stationnement).

 

On déjeune à la cafétéria attenante aux jardins : les soupes et les scones sont délicieux.

On met ensuite le cap sur Gairloch et le splendide Loch Maree. C’est en descendant de la voiture pour aller admirer ce loch que je découvre une tique accrochée en haut de ma cheville. Heureusement, j’ai dans ma trousse de toilette un tire-tique, outil grâce auquel le retrait de l’animal est relativement aisé. Je suppose que la bestiole et moi avons fait connaissance au jardin botanique. On a récemment beaucoup parlé de la maladie de Lyme, qui se transmet par l’intermédiaire d’une piqûre de tique infectée, ce qui m’a incitée à glisser ce brave tire-tique (que j’ai depuis des années et dont je ne m’étais encore jamais servie) dans mon sac. Si, après une piqûre, on ressent des maux de tête, des poussés de fièvre, des douleurs articulaires et musculaires, mieux vaut consulter et signaler la rencontre fortuite avec ladite tique.

 

La route entre Torridon et Shieldaig est très impressionnante. Entre les montagnes et les lochs, on a parfois l’impression d’être au milieu de nulle part. Néanmoins, à force de rouler, la jauge de carburant a baissé d’un seul coup, ou presque, de manière drastique et le problème, c’est que les stations service ne courent pas les rues. On arrive à Plockton à la Station Bunkhouse, où nous avons réservé deux lits, et on demande à la propriétaire où se trouve la station la plus proche. Il s’avère qu’elle se situe à Kyle of Lochalsh, c’est-à-dire à six miles de Plockton… On s’y rend en tentant d’adopter la conduite la plus économique possible. On rallie Kyle tant bien que mal mais là, en arrivant à la station, on se rend compte que celle-ci ferme à 19 heures et que, pas de chance, il est 19 heures passé de cinq minutes ! Heureusement, un gars qui répare sa voiture derrière la station nous dit que le gérant n’est pas encore parti car sa voiture est toujours garée quelques mètres plus loin. On frappe et il vient nous ouvrir. Il nous laisse gentiment faire le plein et heureusement, parce qu’après calcul, il ne restait qu’un demi litre d’essence dans le réservoir ! Bref, mieux vaut garder à l’esprit que l’approvisionnement en carburant dans les Highlands n’est pas toujours optimal et que trop attendre pour faire le plein peut réserver quelques surprises.

On achète des victuailles dans un supermarché à Kyle pour cuisiner dans notre lieu de villégiature. La Station Bunkhouse (ainsi nommée car elle donne sur la gare) est une sorte de chalet avec plusieurs chambres de lits superposés. La cuisine est bien équipée et, cerise sur le gâteau, il y a le wifi.

A la recherche de l’agneau perdu

On dort très bien chez Ron ! La literie est confortable, la chambre spacieuse et la vue superbe. La journée commence pour le mieux avec un excellent petit-déjeuner anglais concocté par notre hôte avec de délicieux produits maison.

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Ron nous propose d’aller nourrir un agneau au biberon car le jeune animal a été rejeté par sa mère (triste histoire). Le défi, c’est d’abord de trouver la petite bête cachée quelque part dans les collines. On part en 4*4 avec Ron à la recherche dudit agneau. Pour la petite histoire, nous sommes assis dans le coffre ouvert face à la route avec le chien de troupeau entre nous. Ainsi installés, nous arpentons le chemin menant du terrain de Ron à la route. Malheureusement, pas de trace de l’agneau… Ne nous avouant pas vaincus, nous poursuivons les recherches à pied, sans plus de succès. C’est sur cet échec que nous quittons cette sympathique maison d’hôte pour nous rendre sur l’île d’Handa.

Pour atteindre Handa Island, il faut prendre le bateau ou plutôt une sorte de de canot (port du gilet de sauvetage obligatoire). La traversée dure dix minutes et coûte 12,50 livres. Se promener sur l’île est agréable, on peut y voir des colonies d’oiseaux sur les falaises mais n’étant pas une férue d’ornithologie, je ne peux pas dire que cette excursion m’ait passionnée.

Vers 15 heures, nous sommes de retour à l’embarcadère. On met le cap vers les villages de Nedd et Drumbeg puis Achmelvich, magnifique plage aux eaux turquoises.

Vers 19 heures, nous arrivons à Ullapool où nous avons réservé deux lits à l’auberge de jeunesse. Nous dînons dans un bar répondant au doux nom de The Arch Inn (10-11 West Shore Street) dans lequel nous rencontrons deux joyeux Anglais avec qui nous buvons des bières et jouons au billard.