L’aventure commence … à Zurich

Pour la première fois de ma vie, je m’apprête à voyager avec Swiss mais force est de constater que mon histoire avec cette compagnie ne débute pas de la meilleure des manières. En effet, la veille du départ, nous recevons un courriel de Swiss nous informant de notre enregistrement automatique sur les vols. Le problème, c’est que le vol Zurich / São Paulo n’est plus le même que celui choisi lors de la réservation… Nous étions censés partir le mardi soir et voilà, sans plus d’explication, le vol reporté au mercredi matin. J’ai essayé de joindre la compagnie pour obtenir plus d’informations mais dix minutes passées à attendre sur le standard ont eu raison de ma patience (inutile de préciser que l’appel est surtaxé). Bref, niveau service client, on aura connu mieux !

A Roissy, on nous annonce que Swiss prendra en charge la nuit d’hôtel. Le vol pour Zurich décolle avec quelques minutes de retard. L’avion un Bombardier C 100/300 (première fois que je monte dans un appareil de l’avionneur canadien) est très récent. On nous sert un petit sandwich au fromage ou au salami ainsi qu’une boisson et, pour finir en beauté, un petit chocolat suisse. Arrivés à Zurich, on récupère les sacs, conformément à ce qu’on nous avait dit à Paris, avant de se diriger vers le comptoir Swiss. Les employés semblent étonnés de nous voir et ne comprennent visiblement pas pourquoi nous n’avons pas été informés plus tôt de l’annulation du vol… Notre situation s’arrange, on nous remet un bon pour une chambre d’hôtel. Le « bus des hôtels » nous dépose devant l’Allegra. Pour le dîner, nous avons droit à 20 francs suisses par tête au restaurant de l’hôtel, autant dire pas grand chose car le plat le moins cher au menu est déjà à ce prix. Nous payons la différence en euros, l’hôtel acceptant cette devise. Au niveau gustatif, les pâtes au pesto et le burger n’ont rien d’exceptionnel. La chambre est impersonnelle, comme souvent dans ce genre d’établissement, mais spacieuse. On regarde la fin du match de Ligue des Champions opposant Manchester United au FC Séville. Trop courte pour visiter Zurich, cette petite escale m’aura cependant permis de parler la langue de Goethe et de me rappeler que les Suisses germanophones ont un accent bien à eux !

Nous nous levons un peu après sept heures après une bonne nuit de sommeil. Le petit-déjeuner est minimaliste (boisson, croissant, pomme) et donc vite avalé. Le même type de minibus qu’hier nous dépose à l’aéroport. La sécurité et la douane passés, nous nous postons devant la porte d’embarquement où nous attend un triple 7. De ma « carrière aéronautique », je n’avais encore jamais voyagé dans un avion si vide ! Visiblement, certains passagers se plaignent du manque d’information sur ce vol. Il s’agit apparemment d’un vol spécial, dans le sens où les Zurich / São Paulo partent d’ordinaire le soir et non le matin.

Comme à chaque voyage, l’heure est venue de la désormais traditionnelle « critique aérienne ». Les plus grands d’entre vous seront plutôt à leur aise en classe économique chez Swiss car la place réservée aux jambes est, à mon sens, très correcte. Les repas sont satisfaisants (j’ai opté pour des pâtes au fromage et aux pommes ; recette helvétique ? accompagnées d’une petite salade, d’un morceau de fromage suisse et d’un gâteau de type germanique). Les hôtesses proposent régulièrement des boissons (on nous a également servi une crème glacée). Cerise sur le gâteau, à côté des toilettes, on trouve des en-cas en libre service (aussi bien des boissons que des pommes, barres chocolatées et même petits sandwichs). L’offre de divertissement n’est pas aussi foisonnante que celle des compagnies du Golfe (par exemple, on ne peut pas écouter d’albums mais seulement des sélections de titres) mais le mieux, sur ce vol, c’est que l’avion est quasi désert, ce qui permet :

  • de ne pas attendre son tour pour aller aux toilettes ;
  • de profiter de toilettes propres en toutes circonstances ;
  • de se lever sans déranger personne ;
  • de s’étaler sur une banquette de trois ou quatre sièges.

Ce qui reste cependant compliqué, c’est de s’occuper pendant un vol de 11 heures 30 (ce qui constitue mon plus long à ce jour !). Pour ma part, si regarder un film me va bien (en l’occurrence, Anna Karénine), j’ai du mal à en enchaîner plusieurs. Vu qu’il n’y a pas grand monde pour taper la discut’, j’écris et je lis la Bible du voyageur francophone, à savoir le guide du Routard, entre deux parties de Tetris, qui reste mon passe-temps favori dans un avion. L’objectif est de ne pas trop dormir pour se caler au plus vite sur le fuseau horaire d’arrivée (car l’avion arrive à São Paulo en fin de journée).

11 heures 27 plus tard, nous foulons le sol brésilien. Les formalités liées à l’immigration sont des plus rapides (avant ça, au sortir de l’avion, on nous pose quelques questions sur notre séjour en vérifiant nos passeports ; le gars qui m’interroge le fait en français, il est Ivoirien !). Le tampon brésilien n’est pas des plus jolis mais qu’importe ! Nous récupérons nos sacs et nous nous dirigeons vers la sortie où nous attendent nos chers amis, Adèle et Pedro, coupe franco-brésilien. Avec Pedro, on s’est connu à Strasbourg il y a de cela (déjà) huit ans. Après sept années passées en France, il est retourné au Brésil accompagné de sa femme française et c’est sur leur invitation que nous avons entrepris ce long voyage.

Nous quittons l’aéroport en voiture, celle que nos amis ont louée pour une dizaine de jours. Le trajet dure une bonne heure et le moins que l’on puisse dire c’est que la circulation est dense. Les deux-roues déboulent de partout et les automobilistes forcent souvent le passage aux intersections. On arrive chez nos amis qui habitent le quartier de  Pinheiros. On se pose un peu avant de sortir dîner dans un restaurant péruvien, le Riconcito Peruano (832, Rua dos Pinheiros). Les portions sont particulièrement généreuses. N’hésitez pas à commander du ceviche, il est excellent. En France, on n’est pas très familier avec la cuisine péruvienne et c’est dommage car elle a plein de bonnes choses à offrir. Revenus du restau, on allume la télé et on tombe sur le match de la coupe Libertadores entre les Corinthians (club de São Paulo) et le Deportivo Lara (je viens d’apprendre qu’il s’agit d’une équipe vénézuélienne). La fatigue commençant à produire ses effets, on ne tarde pas trop à se coucher. J’allais oublier : en ce premier jour brésilien, on aura essuyé un bel orage avec une succession d’éclairs assez impressionnante, le tout sous une pluie battante.

Les péripéties dues à l’annulation du vol Zurich / São Paulo nous auront permis de récolter 600 euros chacun, somme supérieure à celle déboursée pour acheter les billets d’avion (530 euros). Autant dire que ce voyage ne nous aura pas coûté trop cher !

Brésil : les dix commandements

1. Du moustique brésilien ton ennemi intime, tu feras

En plus de provoquer d’horribles démangeaisons, le moustique brésilien est particulièrement fourbe car tu ne l’entends pas. Pourtant, il rôde autour de toi, prêt à se jeter sur le moindre centimètre carré de peau (pensée spéciale à celui qui a osé s’attaquer au petit doigt de ma main gauche…). De répulsif anti-moustiques, tu te muniras !

2. Ton assiette tant bien que mal, tu finiras

Si la gastronomie brésilienne n’est pas la plus raffinée au monde, elle présente cependant l’avantage certain d’être généreuse. Ton estomac européen éprouvera peut-être (mais qui sait ?) quelques difficultés à terminer ces grosses portions servies pour une personne (je te laisse imaginer la taille des plats à partager entre deux convives) dans les restaurants. Bref, tu en auras pour ton argent !

3. Sur tes gardes, tu resteras

Si le Brésil n’est pas le coupe-gorge qu’on décrit parfois, néanmoins tu ne sortiras pas avec beaucoup d’argent sur toi, tu laisseras au placard tes vêtements et baskets de marque et tu tâcheras de rester vigilant lors de tes déplacements dans les rues (bien regarder autour de toi, entrer dans une boutique ou changer de trottoir si tu croises des gens un peu louches). Les chiffres de la criminalité au Brésil sont, en effet, bien plus élevés qu’en Europe (la lecture des conseils aux voyageurs des ministères des affaires étrangères français ou canadien sur l’aspect sécurité peut d’ailleurs être source d’angoisse) mais en respectant quelques consignes simples de sécurité, il n’y a pas non plus péril dans la demeure. Évidemment, en cas d’agression, tu ne résistes pas et tu donnes ce qu’on te demande…

4. De ton pouce, tu te serviras

Au Brésil, tu remarqueras que les gens sont généralement très souriants. Si tu parles quelques mots de portugais, il te sera très facile d’engager la conversation. Les Brésiliens communiquent également par les gestes, parmi lesquels le pouce levé figure en bonne place. Tu te feras aux usages locaux et sortiras ton pouce en toutes circonstances, que cela soit pour remercier quelqu’un qui vient de te céder le passage ou le gardien qui t’a ouvert la porte ou encore au restaurant pour faire savoir que tu t’es régalé avec les plats servis.

5. De tongs, tu te chausseras

A la plage, à la maison comme à la ville, tu constateras que les pieds sont constamment chaussés de tongs. Il faut dire qu’en matière de tongs, les Brésiliens ont l’embarras du choix ! Si la marque la plus populaire est indubitablement Havaianas, elle est loin d’être la seule disponible sur le marché. Tu trouveras des tongs partout ou presque (supermarchés, boutiques de souvenirs, magasins spécialisés…) à des prix très attractifs. Tu l’auras compris, c’est le cadeau parfait à ramener à tes proches à condition évidemment de t’être préalablement renseigné sur leur pointure !

6. Les services d’un voiturier, tu solliciteras

Si en France, les voituriers sont une denrée rare associée, de surcroît, aux établissements de luxe, il n’en va pas de même au Brésil. Tu remarqueras que, dans les grandes villes, des voituriers sont en poste devant de nombreux bars et restaurants et s’en vont garer les voitures à chaque fois qu’un client en fait la demande. S’il pleut, le voiturier attend même les clients avec un parapluie à la main au sortir de leur véhicule !

7. Pour le football, tu te passionneras

On entend parfois dire qu’au Brésil le volleyball est le sport national parce que le football est une religion. Cette affirmation est loin d’être dénuée de tout fondement. Dans les rues, tu ne compteras plus les gens vêtus du maillot de leur équipe favorite ou de la Seleção. Si tu aimes le ballon rond, assister à un match est une expérience qui restera gravée dans ta mémoire car l’ambiance est assez exceptionnelle. Si tu ne peux te rendre au stade, ce n’est pas si grave car de nombreux matchs sont retransmis à la télévision (et regarder un match dans un bar avec une Original à la main ne se refuse pas !).

8. De fruits exotiques, tu te régaleras

On trouve au Brésil un nombre impressionnant de fruits exotiques inconnus en Europe pour le commun des mortels. Si tu aimes la mangue, tu pourras en tester les différentes variétés. Les noix de coco, fruits de la passion et ananas ne sont pas en reste. Rien de mieux que d’aller faire un tour au marché et de se laisser tenter !

9. Devant de nombreuses clinique de chirurgie esthétique, tu passeras

Au Brésil, le culte du corps bat son plein, surtout dans les régions côtières. L’usage de la chirurgie esthétique y étant particulièrement répandu, les médecins spécialistes en la matière ne sont pas ce qui manque ! Tu entendras dire que les implants mammaires et les liposuccions sont des cadeaux d’anniversaire très en vue pour les 18 ans des jeunes filles dans les milieux aisés. NB : les garçons sont chaque année plus nombreux à passer sur le billard.

10. Devant les habitudes de conduite brésilienne, dubitatif tu seras

Au Brésil, on roule lentement, tout du moins en théorie ! Tu constateras rapidement qu’en pratique, cela est rarement le cas. Si un véhicule n’est pas assez rapide, celui qui le suit le lui fera souvent vertement savoir… Les dépassements par la droite sont monnaie courante, de même que les comportements plutôt risqués des deux-roues. Bref, si tu es amené à prendre le volant, très prudent tu seras !

 

Chine : quelques infos en vrac

1. Y aller

Je ne vous apprends rien si je vous dis que la manière la plus sûre de rallier le territoire chinois est de prendre l’avion. Bonne nouvelle, les billets pour l’Asie sont loin d’être les plus chers. Pour faire Paris / Chengdu et Hong Kong / Paris (les deux via Abou Dabi) avec Etihad, nous avons payé un peu plus de 500 euros par personne. Les vols directs sont un peu plus onéreux.

 2. Visa

Pour séjourner en Chine, le visa est obligatoire et force est de constater qu’il n’est pas vraiment bon marché (126 euros). Pour l’obtenir, il faut se rapprocher, entre un et trois mois avant la date de départ, du « centre de visa » ou passer par un prestataire (au pris du visa s’ajoute alors celui du service). Afin d’obtenir le précieux sésame, nous (loin de moi l’idée de donner une liste exhaustives des formalités à remplir) :

  • avons pré-rempli les dossiers sur la page dédiée du site de l’Ambassade de Chine.
  • avons pris rendez-vous au centre de visa de Paris (nous habitons en Ile-de-France).
  • avons rassemblé les documents nécessaires (billets d’avion, lettre d’invitation rédigée par ma cousine, réservation de la première nuit d’hôtel, passeports, attestation d’assurance). A noter que la lettre d’invitation n’est nécessaire que si vous séjournez chez un résident chinois. En ce qui nous concerne, la personne du centre de visa l’a à peine regardée (elle semblait bien plus intéressée par notre réservation de l’hôtel de Chengdu ; peut-être parce que c’était notre ville d’arrivée ?).
  • nous sommes rendus au centre de visa. Pour l’assurance, ils nous ont demandé de montrer une carte Gold. Par contre, ils nous ont fait revenir car nous n’avions pas compris qu’il fallait un justificatif de revenus (ce n’est pas très clair sur le site Internet). Par conséquent, j’ai dû y retourner pour apporter nos avis d’imposition.
  • avons récupéré et payé les précieux visas dix jours plus tard.

Tout s’est bien passé donc, même si la procédure peut paraître assez lourde. Si vous ne pouvez pas vous rendre personnellement au centre de visa (celui de Paris n’est cependant pas le seul de France), je suppose qu’il est possible d’expédier les passeports.

Étant donné que le vol retour partait de Hong Kong, un visa à double entrée nous a été proposé (utile si une fois à Hong Kong, vous voulez pénétrer à nouveau sur le territoire chinois).

3. Transports

L’application Ctrip est un précieux allié pour les touristes. Elle permet de réserver des billets de train (moyennant une petite commission) dans toute la Chine. Une fois à la gare, il faut se rendre au guichet, présenter la réservation et son passeport pour obtenir son billet.

Pour les trajets en car, les billets doivent être achetés à la gare routière du lieu de départ. On a toujours réussi à se faire comprendre ! N’hésitez pas à montrer le nom de la ville écrit en caractères chinois.

4. Hébergement

A part lors des vacances chinoises et du nouvel an chinois, je ne pense pas qu’il soit indispensable de réserver tous les hébergements avant le départ (sauf le premier car il faut présenter une réservation en vue de l’obtention du visa). Nous avons réservé quasiment tous les hôtels via Booking vingt quatre heures avant chaque étape. Nous avons toujours opté pour des établissements bon marché, type maisons d’hôte, qui nous ont tout à fait convenus.

5. Argent

Nous avions changé en France 1 000 euros en yuans et 150 euros en dollars hongkongais. En Chine, nous avons utilisé exclusivement du liquide pour régler nos dépenses. Il nous restait environ 800 yuans (si ma mémoire est bonne) que nous avons changé en dollars hongkongais, la vie à Hong Kong étant beaucoup plus chère qu’en Chine. Apparemment, la fausse monnaie est quelque chose d’assez courant en Chine et les billets de 100 yuans seraient particulièrement concernés (c’est la raison pour laquelle les gens « inspectent » souvent les billets).

6. Langue

Les Chinois maîtrisent globalement assez mal l’anglais. Ceci dit, on a (presque) toujours réussi à se faire comprendre. Quand on est perdu, mieux vaut s’adresser à des jeunes car ils sont davantage susceptibles de pouvoir vous aider dans la langue de Shakespeare. A part ça, beaucoup de Chinois ne semblent pas très à l’aise avec les cartes, mieux vaut donc leur montrer les adresses écrites dans leur langue.

7. Santé

Aucune vaccination n’est obligatoire pour être admis sur le territoire chinois. D’après ce que j’ai lu, le paludisme est présent dans certaines provinces de Chine, dont le Yunnan. Nous avons pris de la Malarone en prévision du trek des gorges du saut du tigre. Honnêtement, je ne sais pas si c’est absolument nécessaire car les recommandations ne vont pas toutes dans le même sens mais, une chose est sûre, je me suis fait défoncée par les moustiques (je suis généralement une bonne cliente). Pensez à prendre une assurance santé si celle-ci n’est pas incluse dans votre carte bancaire.

 

Chine : bilan

Voyager dans l’Empire du Milieu est inoubliable à bien des égards. Je dois avouer que faire du tourisme dans ce pays n’a pas toujours été pour moi chose facile. Déjà, la barrière de la langue est plus handicapante que ce que j’avais imaginé. Même si la plupart des gens sont charmants, communiquer avec eux est une autre paire de manches ! Cela étant dit, il est tout à fait possible de voyager en Chine sans parler un mot de mandarin ou de cantonnais (et nous en sommes la preuve vivante !).

Avant de partir, nous avions dessiné une ébauche de programme mais je crois qu’en Chine, sans doute un peu plus qu’ailleurs, il faut être pragmatique. Il est vrai que notre parcours a dès le départ été chamboulé en raison du changement d’horaire du vol Paris / Abou Dabi (et ce même si l’escale forcée à Abou Dabi n’a pas été désagréable) et de la correspondance manquée pour Chengdu qui s’en est suivie. Avec un jour de moins en Chine, nous avons dû modifier certains de nos plans. La relative mésaventure du taxi à Kunming nous a également conduit à adapter l’itinéraire prévu. Bref, n’ayez pas peur des plans B.

Le début du séjour a été marqué par des conditions météo un peu difficiles (froid, pluie). Ajoutez à cela les différences culturelles entre l’Europe et la Chine et vous obtenez un début de séjour en demi-teinte. En fait, j’ai l’impression que les vacances ont vraiment commencé avec le trek des gorges du saut du tigre, que je ne pourrais que vivement recommander malgré le fait que le point de départ de celui-ci ne soit pas si aisément accessible.

Justement, au niveau des transports, nous avons choisi de privilégier le train et le bus au détriment de l’avion et du taxi (que nous avons quand même parfois pris). En plus de l’économie d’argent, prendre le bus et le train permet de rencontrer des locaux.

La Chine est un pays bon marché pour les Occidentaux. Si vous vous contentez de nourriture locale (qui est, de surcroît, délicieuse), vous n’exploserez pas le budget. A l’exception des établissements de luxe, l’hôtellerie est très abordable.

Je ne vous apprends rien, la Chine est un pays immense. Pour avoir un aperçu de toutes ses provinces, il faudrait pouvoir y voyager plusieurs mois durant. Si vous ne disposez, comme nous, que de quinze jours, l’idéal est peut-être de se limiter à une province ou à quelques grandes villes afin de limiter les aléas liés aux transports.

Entre ses paysages, ses monuments et sa culture, la Chine a assurément beaucoup à offrir. J’espère donc y retourner un jour !

A bientôt pour de nouvelles aventures !

 

Shenzhen et Hong Kong : dernières heures

Nous prenons notre dernier petit-déjeuner sur le sol chinois au Starbucks de l’Oct Loft en compagnie de Cousine avant de repasser la frontière pour fouler de nouveau le sol hongkongais. Nous déposons nos sacs au comptoir « city check in » situé à la station de métro Hong Kong. Ce système est très pratique car il permet de se délester de ses bagages en centre-ville, bagages qui prendront directement le chemin de l’aéroport. C’est donc allégés que nous nous rendons au musée d’histoire de Hong Kong, qui est des plus intéressants. Il retrace l’histoire du territoire, de la préhistoire à la rétrocession. C’est très bien fait et plutôt interactif avec des reconstitutions de magasins et de maisons. L’accès à l’exposition permanente est gratuit.

Nous déjeunons dans une restaurant chinois (qui se veut de Shanghai) implanté dans un centre commercial. Après un (gros) achat de cookies dans une des nombreuses franchises Mrs. Fields établies dans les couloirs du métro hongkongais, il est temps d’embarquer dans le train spécial pour l’aéroport. Le trajet dure 25 minutes.

L’avion décolle pile à l’heure. Après une escale de 2 heures 45 à Abou Dabi, nous avons le « privilège » de monter à bord de l’A380. Verdict : c’est très grand, confortable (sièges un peu plus larges et plus de place pour les jambes) et moins bruyant que la plupart des avions.

La Chine et Hong Kong, c’est fini ! Il est temps de tirer le bilan…

 

Hong Kong, entre temples et parcs

Le Travelodge propose un petit-déjeuner pour 20 dollars hongkongais par personne. On a le choix entre cinq formules d’inspiration britannique et c’est plutôt pas mal pour le prix. On entame la journée avec la visite du temple de Man Mo qui est un des plus anciens de Hong Kong. Je crois que je n’avais jamais encore pénétré dans un temple si enfumé (il faut dire aussi que sa taille est très réduite).

On marche ensuite en direction des deux tours du International Finance Centre dont les deux premiers étages sont des centres commerciaux. Une de ces deux tours est la plus haute de l’île de Hong Kong.

Hong Kong étant une ville portuaire, cela vaut le coup de se promener aux alentours du port, particulièrement celui de Victoria.

On marche jusqu’au Hong Kong Arts Centre

puis on s’arrête déjeuner dans un restau de nouilles près de Causeway Bay. Il faut cocher sur un papier les ingrédients, le type de bouillon et l’assaisonnement.

Malgré ses gratte-ciel et sa forte densité de population, Hong Kong renferme de nombreux jardins, dont le Victoria Park. Cet agréable espace vert regroupe terrains de football, de basketball ainsi que des courts de tennis.

Situé non loin du jardin, le temple Tin Hau est un lieu de quiétude enfumé d’encens.

On prend le métro jusqu’à la station Tsim Sha Tsui pour rallier le parc Kowloon, un des plus célèbres de Hong Kong. Les visiteurs s’attroupent devant la grande volière dans laquelle les oiseaux font un bruit parfois assourdissant.

Il est encore assez tôt mais ayant prévu de passer la dernière nuit du séjour à Shenzhen chez Cousine, nous mangeons au Mac Do, ce qui n’était pas arrivé depuis un bout de temps. Les burgers Signature ne sont pas mauvais. A noter que les gastronomiques américains sont un peu moins chers à Hong Kong qu’en France. Après cette pause assez salutaire, nous reprenons le métro pour franchir de nouveau la frontière chinoise (il faut pour cela être titulaire d’un visa à double entrée).

Shenzhen kitsch, bonjour Hong Kong

Avant de mettre le cap sur Hong Kong, il y a une dernière chose que nous voulions visiter à Shenzhen. Vous allez rire car l’endroit, qui porte le doux nom de Window of the world, est kitschissime. Il s’agit d’un parc d’attractions rassemblant des répliques des monuments les plus célèbres du monde. Exemple : Paris = la tour Eiffel, l’Arc de Triomphe. On y côtoie des groupes d’enfants chinois surexcités par la sortie. Il est possible de louer des costumes pour se faire tirer le portrait devant les différents monuments.

Certaines répliques ne sont pas vraiment une réussite, comme New York qui conserve ses deux tours jumelles et dont certains gratte-ciel sont très détériorés. Bref, après une telle visite, plus besoin de s’embêter à voyager ! L’entrée coûte la bagatelle de 200 yuans, ce qui est clairement cher pour ce que c’est, d’autant que certaines attractions n’ont pas l’air de fonctionner. Si vous souhaitez tenter l’aventure, allez-y plutôt de nuit, c’est moins cher (80 yuans).

On passe chercher nos sacs chez Cousine avant de prendre le métro direction Hong Kong (car il est possible d’y aller en métro). A Futian Checkpoint, il faut passer les services chinois de l’immigration. Le gars, à qui j’ai eu affaire, a eu l’air de douter que la personne en photo sur mon passeport était bien moi car il m’a demandé mon nom, mes quatre prénoms et ma date de naissance (avant ça, il a voulu que je lève ma frange). On arrive ensuite devant les services de l’immigration de Hong Kong où, là aussi, il faut présenter  son passeport.

Ces formalités effectuées, il nous faut une heure pour rejoindre l’hôtel, le Travelodge Kowloon. Il est plutôt bien situé mais nous coûte l’équivalent de 103 euros pour une nuit (il faisait partie des moins chers !).

L’exploration de Hong Kong peut commencer ! On prend le métro jusque Central. Sur les conseils d’un des amis de Cousine, on déjeune (j’emploie ce mot bien que l’après-midi soit déjà bien avancé) à la Maison Libanaise. La carte n’est pas pléthorique (ce qui est généralement un gage de qualité) et nous ne sommes absolument pas déçus par les plats. L’addition monte à 485 dollars hongkongais (au niveau des prix, Hong Kong égale largement les capitales occidentales).

Le Hong Kong Park est l’endroit parfait pour quiconque cherche un peu de quiétude dans cette ville des plus animées. Un monument y est dédié aux personnels de santé décédés des suites du SRAS.

On peut monter dans la tourelle blanche pour profiter d’une belle vue sur les environs du parc.

Comme beaucoup de grandes villes, Hong Kong a sa dose de centres commerciaux. On passe rapidement dans l’un d’entre eux, le Pacific Palace, qui accueille de nombreuses boutiques de luxe (mais aussi des plus abordables).

Le Chater Garden n’est pas bien grand mais donne sur la tour HSBC, une des plus emblématiques de Hong Kong. La nuit, elle se pare de rouge.

On envisage d’emprunter le funiculaire menant au pic Victoria mais, devant la foule impressionnante se massant aux abords du guichet, on décide de monter à pied. Je ne sais pas si nous avons pris le chemin le plus court mais l’ascension nous a pris environ une heure trente. De là-haut, la vue sur Hong Kong est saisissante, encore plus de nuit.

Des bars, restaurants ainsi qu’un centre commercial agrémentent le pic Victoria. On redescend grâce au bus qui nous ramène à Central. Nous tombons sur un supermarché au Pacific Palace, supermarché qui fait bien plus occidental que ses homologues chinois. Nous y achetons deux très bonnes salades que nous mangeons à l’hôtel en guise de dîner.

 

Shenzhen, ville industrielle

La journée commence par un muffin et un chocolat chaud au Starbucks situé en face de l’Oct Loft. Le mercure frôle les trente degrés, la journée promet donc d’être belle. Quoi de mieux que d’aller faire un tour sur la baie de Shenzhen ? L’endroit est fort agréable, particulièrement pour les cyclistes et les coureurs.

Nous prenons le métro pour nous rendre dans un centre commercial indiqué par Cousine. On espérait y trouver des vêtements de badminton de la marque chinoise Li Ning mais il s’avère que les modèles disponibles sont très peu nombreux. Au rayon femme, j’essaie des fringues de marques locales. Entre le fait que les tailles sont beaucoup plus petites qu’en Europe et la particularité du style, je ne trouve pas mon bonheur.

Comme de nombreuses métropoles asiatiques, Shenzhen a son immeuble dédié exclusivement à l’informatique. Celui-ci est immense mais étonnamment moins bruyant que son homologue tokyoïte (où la musique résonne à un volume difficilement supportable). On y trouve aussi bien des LED que des composants, des enceintes, des téléphones. Bref, le paradis du « geek ».

Près de la station de métro Exhibition Center est implanté un grand centre commercial. Fortement climatisé (gros contraste avec l’extérieur…), il regroupe aussi bien des boutiques de vêtements chinoises et internationales que des concessions automobiles.

Avec près ses presque dix millions d’habitants, Shenzhen est une ville immense. Son statut de « zone économique spéciale » lui a permis d’attirer les investissements étrangers et de connaître une croissance économique impressionnante. Cette ville industrielle, qui accueille de nombreux expatriés, n’est cependant pas très touristique. Inutile donc d’y rester trop longtemps même si, comme partout, certains coins sont pluôt sympas.

La journée s’achève par un barbecue dans le quartier de Baishizhou avec des amis de Cousine. On y mange de bonnes choses (certes un peu grasses) pour une somme dérisoire.

En route pour Shenzhen

Le train pour Shenzhen part à 07 heures 53 donc on quitte de bon matin le JI Hotel (on y dort d’ailleurs bien). A la gare, nous obtenons facilement nos billets au guichet grâce aux numéros de réservation de Ctrip. C’est parti pour un voyage de sept heures à bord du TGV chinois ! Dans le train, les gens parlent fort, encore plus quand ils sont au téléphone. Des employées en uniforme passent dans les voitures vendre de la nourriture, des boissons ou encore des répliques en miniature du train. Pour compléter le tableau, des écrans diffusent sans interruption des films promotionnels du pays.

Peu après 15 heures, on arrive à destination. Si on passe par Shenzhen, c’est pour aller rende visite à ma cousine qui y travaille depuis presque cinq ans. Elle nous a donné l’adresse de son appartement, indiqué comment nous y rendre et laissé les clés (car elle ne sera pas encore sortie du bureau à notre arrivée).

On fait un tour dans son quartier, notamment du côté de l’Oct Loft, espace dédié aux expositions d’art et truffé de boutiques branchées.

On rejoint Cousine à son travail. Elle nous propose une petite rando nocturne sur les hauteurs de Shenzhen avec des amis français à elle. Il faut compter une heure pour gravir toutes les marches (décidément, les Chinois aiment beaucoup les marches). Apparemment, les serpents sont souvent de sortie mais heureusement on n’en a pas vu ce soir !

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On dîne ensuite dans un petit restaurant chinois hallal. Les nouilles aux légumes et aux œufs sont délicieuses. On discute un bon bout de temps et c’est la première fois qu’on se couche à deux heures du matin en Chine !

Kunming, entre temples et collines

Pour ce deuxième jour dans la capitale du Yunnan, nous décidons de nous concentrer sur les alentours de la ville. Après avoir pris le petit-déjeuner à l’auberge, on monte dans le bus 54 jusqu’à son terminus puis dans le 6, également jusqu’à la fin de la ligne, qui nous emmène en bas des collines de Xishan. Malheureusement, il pleut des cordes…

On visite, tout d’abord, le temple de Huating

avant de pénétrer dans celui de Taihua.

Nous continuons l’ascension et déjeunons dans un petit restaurant. Le prix du repas (60 yuans) nous semble un peu élevé. Il n’y avait pas de carte, on a eu l’impression que c’était un peu à la tête du client. On redescend directement après le repas. Pour revenir à Kunming, on prend le métro (en fait, pas besoin de monter dans un bus pour aller faire un tour dans les collines, le métro y va).

On se prend un petit goûter à l’auberge avant se récupérer nos sacs et de mettre la barre en direction de la partie Sud de la ville. En effet, nous y avons réservé via Booking un hôtel situé un peu plus près de la gare des trains à grande vitesse où nous devons prendre le train pour Shenzhen (billets achetés sur Ctrip). Nous avons quelques difficultés pour localiser l’établissement car le plan proposé par Booking ne le situe pas correctement. Grâce aux informations données par un passant, on finit par le trouver ! Le prix d’une chambre standard au JI Hotel est d’environ 35 euros. La nôtre est spacieuse et confortable. On dîne dans un restau tout proche de l’hôtel. Je choisis un plat qui m’était jusqu’alors inconnu : des espèces de longues pâtes très épaisses dans un bol de bouillon avec du chou. Le personnel du restau m’incite à tremper les pâtes dans une sauce rouge mais celle-ci s’avère beaucoup trop épicée à mon goût !