Banyuls-sur-mer

Et si l’été était l’occasion de découvrir ou redécouvrir la France ? Et si, au lieu de partir à l’autre bout du monde, on profitait des beaux jours pour vadrouiller à travers le pays du coq gaulois ? Après quelques jours passés entre Bretagne et Normandie, direction Banyuls-sur-mer, petite station balnéaire des Pyrénées-Orientales.  J’y rejoins, pour trois jours, des amies, on squatte l’appartement des grands-parents de l’une d’elles. En partant d’Ile-de-France, le plus rapide et le moins fatiguant pour se rendre à Banyuls est de prendre le train : TGV jusqu’à Perpignan puis TER (pour ma part, départ à 10 heures 07 pour une arrivée à 16 heures 15).

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A Banyuls, la principale attraction est incontestablement la plage. Il y en a plusieurs sur la commune mais aucune ne peut être véritablement qualifiée de plage de sable fin (un peu comme à Pordic, ville de Bretagne dont je suis originaire où les galets sont rois). Qu’importe, il fait très beau et, sable fin ou pas, il est toujours agréable de se tremper les pieds dans l’eau.

Pour profiter de belles vues sur les plages, rien n’est mieux que de prendre un peu de hauteur ou de marcher le long des petits chemins aménagés au bord de l’eau. C’est de là qu’on se rend mieux compte des teintes magnifiques que sait si bien prendre la Méditerranée.

Banyuls est célèbre pour son vin et ses domaines viticoles. Les caves se visitent et quoi de mieux que de déguster et d’acheter directement du vin au producteur !

Les petites rues de Banyuls ont beaucoup de charme. Aux abords des plages sont implantés un certain nombre de glaciers et boutiques de souvenirs, comme dans toutes les stations balnéaires.

En ce qui concerne les restaurants, je n’en ai pas testés beaucoup mais je peux vous recommander la Littorine. Plutôt gastronomique, il est considéré comme une des bonnes adresses du coin.

A Banyuls, il n’y a pas que la plage ! La ville est, en effet, le point de départ du GR 10 qui traverse les Pyrénées jusqu’à Hendaye. Mille kilomètres de sentiers entre les Pyrénées Orientales et Atlantiques, voilà qui donne envie de marcher !

Le quartier du Puig del Mas est situé côté terre sur les hauteurs de Banyuls. Cette partie de la ville est évidemment moins touristique mais elle vaut le détour. Nous avions découvert le Puig del Mas l’an passé (parce qu’il ne s’agit pas de notre premier séjour à Banyuls) à l’occasion de la fête du quartier (au programme : concert, soirée disco). Vide de toute animation, la place principale semble bien plus petite.

On est déjà dimanche et l’heure du départ est arrivée. Chacune reprend son train pour rentrer dans son fief respectif. Pour deux d’entre nous, le retour se fait par le train de nuit, solution de transport que je n’ai plus expérimentée depuis la Chine. Banyuls n’est que le deuxième arrêt du train et il est seulement 18 heures 54 (arrivée à Paris-Austerlitz prévue peu avant 7 heures)… On a dû découvrir une bonne vingtaine de gares avec plus ou moins de voyageurs qui montent à chaque fois. Prévoyante, j’avais choisi, lors de la réservation, un compartiment estampillé « dame seule » pour éviter les désagréments liés aux ronfleurs (alias tronçonneuses) généralement de sexe masculin. Les sièges inclinables sont bien entendu moins chers que la couchette de deuxième classe mais (et ceci est du vécu) ce n’est guère évident de trouver le sommeil. Nous ne sommes finalement que cinq dans notre compartiment. La SNCF offre une « pochette confort » comprenant une bouteille d’eau, des bouchons d’oreilles, des mouchoirs ainsi qu’une lingette fraîcheur. Des petits-déjeuners sont proposés mais, par contre, pas de formules dîner. Mieux vaut donc avoir quelques victuailles avec soi, à moins de profiter de l’arrêt en gare de Toulouse-Matabiau pour passer au Quick, si celui-ci est encore ouvert. Le couchage se compose d’un oreiller et d’un duvet. Malgré quelques réveils dus aux mouvements du train et aux ouvertures de la porte pour les pauses pipi, j’ai plutôt bien dormi (même si c’est quand même un peu dur d’aller travailler direct derrière…).

Mission : faire visiter la Bretagne et la Normandie en trois jours à un Indien

Que faire en moins de trois jours en Normandie et en Bretagne Nord ? C’est la question à laquelle je vais essayer de répondre dans ce post. Pour être plus précise, le défi consiste à faire visiter notre contrée natale à un Indien, collègue de Panda 2, en France pour six semaines. Étant donné qu’il aime voyager, on lui a proposé de nous accompagner en Bretagne. Le jour J est venu !

Le vendredi, à dix heures pétantes, nous quittons l’Ile-de-France qui commence à ressembler, comme une bonne partie du pays, à un four géant. Le frigo breton est donc attendu avec joie ! Après une rapide pause déjeuner sur une aire d’autoroute, nous nous arrêtons au Mont-Saint-Michel, territoire âprement disputés par deux camps : à ma droite, les Normands, à ma gauche, les Bretons. Mais loin de moi l’idée d’attiser de vieilles querelles, les Normands sont des voleurs de Mont-Saint-Michel, tout le monde (en tout cas, en Bretagne) le sait ! Quoi qu’il en soit, ça fait plaisir de revoir ce bon vieux Michel d’autant que cela faisait un bail que je n’avais pas arpenté les ruelles menant à la célèbre basilique.

Pour se rendre au Mont-Saint-Michel par la route, il faut se garer sur un des parcs de stationnement dédiés (6,50 euros pour moins de trois heures) puis emprunter une des navettes gratuites ou marcher jusqu’à l’îlot. Évidemment, il y a aujourd’hui beaucoup de visiteurs, la saison touristique battant son plein. Quatre musées jalonnent les rues du mont mais leur intérêt serait assez limité (je suis d’avis qu’il faut se méfier d’un restau ou d’un musée devant lequel s’époumonent des rabatteurs..).  L’abbaye est de toute évidence le point d’intérêt incontournable du Mont-Saint-Michel. Le billet d’entrée coûte dix euros, prix pour lequel vous cheminerez dans le cloître, l’église, sur le parvis et j’en passe. La mer est aujourd’hui très loin mais qu’importe !

On reprend la voiture et on roule une quarantaine de minutes pour atteindre cette bonne ville de Saint-Malo, bien connue des marins et des amateurs de rock (cf. festival de la route du rock). On se gare dans « l’intramuros » pour aller se promener le long des remparts.

Le mercure frôle les 30 degrés, ce qui explique qu’il y ait tant de monde sur la plage. On s’incline devant les statues de Jacques Cartier et Robert Surcouf avant de faire un tour dans la vieille ville. L’heure tourne, il est déjà plus de 19 heures et il nous faut encore une heure de trajet pour rallier Pordic, notre ville d’origine. S’en suit un dîner à la maison au cours duquel notre ami indien aura goûté, pour la première fois, au comté.

Après une bonne nuit de sommeil réparateur (elle l’est d’autant plus que la température est nettement plus basse qu’en Ile-de-France), on entame le programme du jour, à savoir la côte de granit rose, fleur du tourisme costarmoricain. La famille de Panda 2 nous accompagne dans nos pérégrinations ! On commence par Ploumanac’h, localité située sur la commune de Perros-Guirec. Les promeneurs (et même quelques baigneurs) sont présents en nombre. Classé monument historique depuis 1903, l’oratoire de Saint-Guirec est incontestablement la curiosité de cette plage. Selon la légende, les jeunes filles célibataires piquent une aiguille sur le nez du saint. Si l’aiguille reste plantée, le vœu de mariage sera exaucé avant la fin de l’année.

Les rochers roses et l’eau transparente donnent tout son charme à l’endroit, le seul bémol est peut-être la brume qui a bien du mal à se lever.

On déjeune au Moa, restaurant dont la principal attrait est de pouvoir accueillir beaucoup de convives en même temps. La carte est un peu pléthorique mais cela permet à notre ami Indien de se trouver quelque chose : du poulet frites. Les moules sont très bonnes tout comme le burger, par contre les galettes et les crêpes manquent clairement de goût. Originalité, l’établissement n’accepte pas la carte bancaire, refus justifié de manière assez surprenante dès la première page du menu en mode : nous ne voulons pas faire payer au consommateur les frais bancaires, les prix bas étant notre absolue priorité. Si le restaurant indique accepter les chèques, cette préférence revendiquée pour les espèces sonnantes et trébuchantes est, à mon sens, un peu suspecte.

Rassasiés, on continue la promenade en direction du phare de Ploumanac’h.

On reprend ensuite la voiture pour s’approcher du petit port de Buguélès. Certes, la marée est basse et temps toujours un peu brumeux mais l’endroit garde tout son charme.

La commune de Plougrescant est célèbre pour abriter la fameuse maison coincée entre deux rochers. Elle figure vraisemblablement parmi les lieux les plus photographiés de la côte.

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En marchant quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur l’impressionnant gouffre de Plougrescant dans lequel les vagues viennent s’écraser (phénomène évidemment plus marqué à marée haute). La vue d’en haut est peut-être la plus saisissante.

Une visite des Côtes d’Armor n’en serait définitivement pas une sans une escale par le petit port de Gwin Zegal devant lequel nous sommes récemment passés lors de notre première étape sur le GR 34. Situé sur la commune de Plouha, l’endroit n’est pas très facile d’accès car très mal indiqué.

On est déjà dimanche et il est temps de remettre le cap sur l’Ile-de-France. Les plages du débarquement étant à peu de chose près sur notre route, nous en profitons pour montrer à notre ami indien Omaha Beach. Beaucoup de vent aujourd’hui sur cette plage normande mais le soleil est au rendez-vous, d’où une forte affluence.

La visite des cimetières militaires a toujours quelque chose d’émouvant. Celui d’Omaha Beach, qui surplombe la plage, est particulièrement impressionnant. Au nombre de croix blanches alignées, on se rend compte de l’ampleur du sacrifice de ces jeunes hommes venus d’un autre continent délivrer une contrée qu’ils ne connaissaient sans doute que de nom.

Voilà c’est fini ! Faire visiter la Bretagne et la Normandie en trois jours à un Indien : mission accomplie !

GR 34 : de Bréhec à l’Arcouest

Trois jours de vacances en Bretagne, voilà une occasion trop belle de poursuivre notre périple GR 34 ! Le départ est donné à 8 heures mais encore faut-il rouler 35 minutes pour atteindre le point où nous nous étions arrêtés la fois dernière. On retrouve facilement ce fameux endroit à la sortie de Bréhec. Il fait un temps absolument magnifique en ce jour de fête nationale et de veille de finale de coupe du monde. On ne croise pas grand monde sur le sentier mis à part quelques coureurs.

On arrive assez vite à la pointe de Minard et les vues sur la mer sont splendides; il faut dire que les rayons du soleil magnifient la couleur de l’eau. On fait une petite pause à Port Lazo, havre de paix pourvu de toilettes, très propres de surcroît.

Le sentier est très bien balisé mais, à un moment donné, on a dû visiblement louper les bandes blanches et rouges car on se retrouve en pleine forêt (heureusement que je porte un collant de rando car les ronces et les orties, ça pique !).

Pas de panique, on retrouve rapidement le chemin sacré. On déjeune entre Kervor et Sainte-Barbe sur une table de pique-nique intelligemment posée face à la mer avec une petite plage en contrebas. Que demander de plus ?

Après cette pauses salutaire, cap sur la très belle abbaye de Beauport. Fondée en 1202, cette bâtisse est un témoin majeur de l’architecture religieuse du nord de la Bretagne. Il est possible de la visiter moyennant six euros mais, si vous n’en avez ni le temps ni l’envie, la vue depuis le sentier associée à un tour de l’extérieur du bâtiment donne déjà un bel aperçu. Je l’ai déjà visitée par le passé, il faudrait que j’y retourne car je n’ai plus qu’un vague souvenir des espaces intérieurs. L’abbaye est célèbre pour être le point de départ d’un chemin menant à Saint-Jacques de Compostelle (une idée pour un futur trek ?).

On longe ensuite des endroits assez marécageux. La mer est basse, ce qui donne parfois un aspect lunaire aux paysages.

Paimpol et son port se profilent. Beaucoup de monde en ce 14 juillet sur les terrasses des bars et restaurants.

Le sentier se poursuit entre forêt et côte. La mer est vraiment loin, elle ne devrait pas être pleine avant 21 heures. 34e nous emmène ensuite à Ploubazlanec puis à Porz Even. Finalement, on met un peu moins de temps pour y arriver qu’indiqué sur le guide. Notre bible est un petit livre édité par la fédération française de randonnée qui suit, étape après étape, une partie du GR 34 entre les Côtes d’Armor et le Finistère. Ce livre est très bien fait et donne de nombreux conseils pour l’hébergement et les transports.

Les amateurs d’hortensias seront servis car ces belles fleurs parsèment les chemins.

Lentement mais sûrement on arrive à l’Arcouest, notre objectif du jour. Il est 17 heures et nous touchons au but après 32,4 kilomètres parcourus. L’Arcouest est célèbre dans le département pour être l’embarcadère pour l’île de Bréhat dont je vous recommande chaudement la visite. Les parents de Panda 2 viennent nous chercher et nous déposent à Bréhec où nous récupérons la voiture.

Que retenir de cette étape du GR 34 ? Le parcours est assez roulant et donc pas des plus ardus. Les 32,4 kilomètres se sont faits sans encombre. En comparaison, notre première étape Pordic / Plouha était plus difficile. Les points de vue sont certes superbes mais le parcours est un peu moins agréable que lors de nos première et deuxième étapes car les portions sur le bitume sont plus nombreuses. Nous avons été gratifiés par un temps optimal : aucun nuage dans le ciel, on ne pouvait rêver mieux ! Question équipement, j’ai remisé au placard les chaussures portées la dernières fois qui m’avaient fait très mal aux pieds et opté pour une antique paire de moyenne montagne (qui a connu ses heures de gloire en Alsace). Pari gagnant, aucune gêne à signaler. Pour le sac à dos, j’ai sorti le bon vieux Millet de 30 litres des familles qui m’a une nouvelle fois apporté entière satisfaction. Vivement la suite de l’aventure sur le GR !

Jeu : à vous de repérer les balises !

Turin : du musée du cinéma au Parco del Valentino

Le cinéma italien à son musée et c’est à Turin que ça se passe ! Le bâtiment en lui-même, à savoir le Mole Antonelliana, vaut le détour. Un ascenseur de verre permet de monter au sommet de l’édifice et de profiter d’une belle vue sur la ville.

Après avoir pris de la hauteur, on attaque la visite du musée à proprement parler et force est de reconnaître que l’exposition est captivante. On contemple toutes sortes d’appareils photo, de stroboscopes, de projecteurs. L’histoire du septième art est évidemment à l’honneur. On y retrouve ainsi des extraits de films, des visages d’acteurs et réalisateurs bien connus. Tout au long du grand escalier, on passe devant de nombreux écrans sur lesquels défilent des extraits de films autour des thèmes du son et de la musique. Ce qui est un peu dommage, c’est que pour profiter pleinement de ces images et du son qui va avec, il faut un casque qui n’est disponible qu’en bas de l’escalier alors que le sens de la visite va de haut en bas.

Il est un peu plus de midi quand nous sortons du musée, l’heure d’aller déjeuner chez Da Michele (piazza Vittorio Veneto, 4). L’adresse s’avère un bon choix.  Les spaghettis aux palourdes sont délicieuses.

Le plus grand parc de Turin répond au doux nom de Parco del Valentino. Ne voulant pas quitter la ville sans être allé y faire un tour, on s’y rend à pied et on passe par de jolis endroits.

Le Parco del Valentino est l’endroit idéal pour se relaxer ou pique-niquer. Les étudiants semblent privilégier le lieu pour réviser. La vue sur le fleuve est des plus agréables.

On fait une pause à l’appart avant de prendre le chemin de l’aéroport. On prend le bus qui part de la gare de Porta Susa (également possible de monter à Porta Nuova). Le ticket coûte 6,50 euros, nous l’achetons dans un petit kiosque dédié situé en face de la gare. Le trajet dure 45 minutes.

L’aéroport de Turin n’est guère très grand. Il n’y a pas grand chose à y faire, or nous sommes un peu en avance. Nous mangeons à Iamm, sandwicherie où la mozza est reine mais rien d’extraordinaire cependant.

Le vol pour Paris est assuré par un Embraer 170 et je crois bien que c’est la première fois que je monte dans ce type d’appareil. Le survol des Alpes offre une très belle vue sur les montagnes.

Turin : de la Venaria Reale au musée de l’automobile

La Venaria Reale est un des châteaux les plus célèbres du Piémont. Pour s’y rendre, plusieurs solutions s’offrent à vous : train, bus Venaria Express, bus 11. C’est sur cette dernière alternative que se porte notre choix car le bus 11 passe pas très loin de l’appartement. On monte dans ledit bus, on veut acheter des tickets sauf que le chauffeur nous explique qu’il n’en vend pas. Nous comprenons que certains bars et kiosques aux alentours en vendent mais ils sont fermés en ce dimanche matin… Le chauffeur nous laisse malgré tout monter (fort aimable de sa part) et c’est donc en bons fraudeurs que nous arrivons une bonne demi-heure plus tard à la Venaria Reale.

Plusieurs types de billets coexistent et, il faut bien le dire, nous ne saisissons pas très bien les subtilités entre les différentes options. Nous optons pour la formule dite intégrale qui a cependant un coût (25 euros). Notre visite débute par les magnifiques jardins dans lesquels semble se dérouler une compétition d’attelages de chevaux. Les gens sur les calèches sont habillés en costumes d’époque.

Pour se mettre au frais (car le soleil tape fort), on entre dans le château. Au programme : tapisseries, peintures, pièces immenses. Notre billet nous ouvre l’accès aux expositions temporaires. L’une est consacrée à la fragilité des œuvres d’art et l’autre présente une collection de meubles anciens. Ces expositions n’ont, à mon sens, pas d’intérêt majeur.

On déjeune dans l’un des cafés que compte le site. Les paninis tomate mozza sont très réussis. On poursuit la visite et après un dernier tour dans le jardin, on hisse les voiles. Les tabacs et bars auxquels on s’adresse pour acheter des tickets de bus n’en vendent pas si bien qu’on s’en procure via le distributeur de la gare. Il n’est guère aisé de s’y retrouver parmi les différentes options proposées par l’écran, ce qui fait qu’on se retrouve avec un seul ticket à 6,50 euros alors qu’on pensait obtenir plusieurs billets individuels pour ce prix. Le bus arrivant, on monte quand même dedans, conscients que ce ticket est certes valable pour plusieurs voyages mais pour une seule personne.

Après un bref passage par l’appart, on prend la direction du musée automobile de Turin. Il est situé assez loin du contre-ville, du coup on y va en métro. Turin est traversée par une seule et unique ligne de métro, pas trop compliqué donc de s’y retrouver. Le musée automobile est bien conçu et très intéressant. Des modèles de toutes marques et de toutes époques y sont exposés. Évidemment, la production nationale est à l’honneur mais pas seulement car la DS (cocorico !) et les voitures américaines y sont également célébrées. Je ne sais pas s’il est là constamment mais un écran géant diffuse la rencontre opposant l’Allemagne au Mexique. Au vu du résultat final, j’imagine une ambiance assez tendue dans les Biergarten de Munich à Berlin…

La faim se faisant ressentir, on marche jusqu’à Eataly (compter dix minutes d’effort en partant du musée). Si vous ne connaissez pas cette chaîne de magasins, sachez qu’il s’agit presque d’un incontournable pour les amateurs de gastronomie italienne. On y trouve toutes sortes de produits, essentiellement alimentaires, fabriqués dans la péninsule. Fromages, pâtes, charcuterie, biscuits…, vous y trouverez forcément votre bonheur. On peut aussi y manger ce que nous faisons et, comme à Milan, c’est délicieux. Je vous recommande vivement les spaghettis aux tomates et à la mozzarella, elles sont divinement bonnes. On achète trois paquets de pâtes, un saucisson et du chocolat (en guise de dessert) avant de rentrer dans notre logis.

Turin : entre pavillon de chasse et palais royal

Le Palazzina di Caccia di Stupinigi est un des châteaux les plus célèbres du Piémont. Pour s’y rendre, il faut prendre le tram 4, qui dessert notamment la gare de Porta Nuova, jusqu’à son terminus, puis le bus 41. Attention, les distributeurs de billets à proximité immédiate des arrêts de tram ne sont pas légion (apparemment, les tickets peuvent s’acheter dans certains kiosques ou bureaux de tabac). On achète les nôtres dans la bouche de métro. Nous guettons le bus 41 mais au bout de vingt minutes d’attente, nos jambes nous démangent et nous décidons de rejoindre le château à pied. Arrive cependant ce qui devait arriver, le bus finit par nous passer devant. Durant ces 25 minutes de marche, on croise un certain nombre de prostituées qui attendent le client au bord de la route.

Le Palazzina di Caccia di Stupinigi est particulièrement imposant. Pour le visiter, il faut débourser 12 euros.

La bâtisse est inaugurée en 1731 et sera par la suite agrandie. On raconte qu’y furent données des fêtes somptueuses. Toutes les pièces sont ornées d’impressionnants lustres et des peintures, représentant des scènes de chasse, sont accrochées aux murs.

Je pensais qu’on pourrait accéder au parc derrière le château mais malheureusement nous avons dû nous contenter du petit jardin à la française.

Les estomacs se creusant, on se pose dans un restaurant à quelques encablures du pavillon de chasse. L’établissement répond au doux nom de Sabaudia. Les poutres du plafond donnent un effet vieille auberge. Nous commandons deux plats de pâtes. Les portions, comment souvent en Italie, ne sont pas gigantesques car les pâtes constituent le premier plat (le deuxième, c’est la viande). C’est bon mais sans doute pas le meilleur rapport qualité-prix des environs. C’est dans ce restaurant que nous suivons le match de l’équipe de France face à l’Australie grâce à l’application Flashscore. Au vu du caractère poussif de la prestation du onze national, nous ne sommes pas particulièrement sereins pendant le repas.

Comme à l’aller, on ne prend pas le bus, convaincus qu’une promenade digestive s’impose. De retour dans le centre-ville, on visite le Palazzo Reale, résidence des souverains piémontais jusqu’en 1865. Les salles sont chargées de dorures, de gros lustres et de peintures. Les amateurs d’armures trouveront une galerie dédiée aux armes médiévales. L’entrée coûte 12 euros.

On se pose ensuite au Caffé Regio (Via Po, 3) qui propose glaces et gâteaux avant de pénétrer dans l’église San Lorenzo.

Turin compte de nombreux restaurants, les amateurs de cuisine italienne auront donc l’embarras du choix. On se décide pour La Monachella (Via Santa Croce, 2), pizzeria qui donne sur la place Carlo Emanuele II.

Verdict : les pizzas sont délicieuses ! Il a fait très chaud toute la journée et le temps est toujours aussi agréable ce soir, ce qui explique que le carton plein des terrasses des bars et restaurants.

 

Turin : le musée égyptien

Si proche Italie ! Parmi les pays d’Europe, tu es assurément un de ceux dans lesquels j’apprécie le plus me rendre, d’où cette nouvelle virée transalpine ! A la base, nous souhaitions mettre le cap sur Venise avant que les prix prohibitifs des hébergements nous en dissuadent (j’aimerais, ceci dit, beaucoup aller faire un tour de gondole mais peut-être faudrait-il mieux privilégier la basse saison pour éviter la foule et bénéficier de tarifs plus attractifs). Après quelques recherches, nous élisions Turin prochaine ville de villégiature. Il faut dire que de Paris, Turin est facilement accessible par le train : un TGV vous y amène en moins de six heures. Les billets nous sont revenus à 64 euros par personne et, une fois n’est pas coutume, nous voyageons en première (c’était à peine plus cher). Le retour s’effectuera lui en avion, Air France proposant des tarifs intéressants et les horaires des vols retour étant plus flexibles que ceux des trains.

Deux jours avant le départ, la SNCF nous fait une petite frayeur en nous annonçant par SMS qu’en raison des conditions météorologiques, un retard est anticipé sur notre train. Nous apprenons, en effet, sur Internet que des voies ont été endommagées par des coulées de boue et que les trains sont, par conséquent, détournés. Plus de peur que de mal, le trafic sur la ligne Paris-Milan (parce qu’on peut poursuivre le voyage jusqu’à la capitale lombarde) n’est pas interrompu.

A 06 heures 29, nous prenons place à bord du TGV 9241. A quelques arrêts en pleine voie près, le trajet se passe bien. A partir de Lyon (même si en occurrence, notre train ne s’y arrête pas), le TGV roule de plus en plus lentement, surtout à partir du moment où les Alpes se dressent à l’horizon. A Modane (gare particulièrement vieillotte), notre train accuse une bonne demi-heure de retard. Le trajet est donc un peu long mais on tien bon et à 13 heures 15 nous arrivons à destination.

Premier objectif : trouver l’appartement loué via Airbnb. Nous nous y rendons à pied car il n’est situé qu’à une vingtaine de minutes de marche de la gare de Porta Susa. On prend possession des lieux guidés par le Signore Rocco chargé par la propriétaire de nous accueillir. L’appart est tout en longueur, le lit est installé sur la mezzanine. Au grand soulagement de Panda 2, un écran de télévision trône dans le salon ; coupe du monde de football, quand tu nous tiens !

Sur les conseils de la bible du voyageur francophone (vous aurez reconnu le guide du Routard), on déjeune au Rondini, restaurant situé Piazza della Repubblica. Vu qu’on débarque assez tard, le four à pizza n’est plus opérationnel donc on se rabat sur des pâtes et des ravioles qui sont excellentes.

Le Museo Egizio fait partie des incontournables de Turin, à raison car la collection est aussi riche que splendide. Sarcophages, momies, statues, poteries, vous trouverez de quoi satisfaire votre curiosité sur la fascinante ancienne Egypte. L’entrée coûte 15 euros, je vous recommande vivement la visite.

Turin est traversée par de longues artères commerçantes avec lesquelles cohabitent des ruelles beaucoup plus intimistes.

Je suis impressionnée par le nombre de glaciers, tout porte à croire que les Turinois sont de grands amateurs de glaces ! On achète quelques victuailles pour le petit-déjeuner avant de rentrer nous poser à l’appart. On dîne chez Taglio (Via IV Marzo), petite pizzeria qui donne sur une jolie place (cf. image à la une). Les pizzas s’y achètent à la part et se dégustent en terrasse. Elles sont délicieuses, la pâte est à la fois légère et craquante. Les employés sont en plus super sympas. Pizzas et bières terminées, on rentre à l’appart car la fatigue commence à se faire sentir. On regarde la deuxième mi-temps de la rencontre opposant le Portugal à l’Espagne, sans doute une des plus belles de ce début de coupe du monde. Les commentateurs italiens s’enflamment, il faut bien se donner une raison de suivre ce mondial après la non-qualification de la Squadra Azzurra.

 

GR 34 : de Pordic à Bréhec

Tu peux voyager de par le monde, de São Paulo à Hong Kong, mais rien ne te fascine autant que la côte bretonne

Une fois n’est pas coutume, Fabuleux Détour vous emmène en France, plus particulièrement en Bretagne, ma belle région natale. Si je suis née et j’ai grandi en terres bretonnes, je ne prétends pas en connaître tous les recoins, loin de là. Alors pourquoi ne pas profiter d’un pont de mai pour arpenter les chemins du célèbre GR 34, plus connu sous le nom de sentier des douaniers ?

Je ne pense pas me tromper en écrivant que tous les Bretons, particulièrement ceux qui habitent sur la côte, se sont un jour promenés le long du sentier des douaniers. Le GR 34 ne m’est donc pas totalement étranger mais ma connaissance se limite à quelques courtes portions, ce qui explique peut-être mon excitation à la veille d’entreprendre une randonnée plus conséquente sur ces chemins. Nous allons, en effet, partir de Pordic (ville où habitent nos parents) pour gagner, dans un premier temps, Plouha où nous passerons la nuit avant de continuer le lendemain notre chemin le plus loin possible. Bref, tout un programme et je me sens presque aussi exaltée que dans les heures précédant un départ pour l’autre bout du monde !

On fait nos sacs en prenant soin d’empaqueter les provisions généreusement fournies par nos familles respectives et, à 08 heures 30, nous voilà dans ma rue prêts à partir ! On prend le petit chemin en bas de la rue Chateaubriand à Pordic. Pour le repérer, cherchez l’Ic ou plutôt entendez-le ruisseler. On descend donc par ce sentier sensé nous emmener vers les chemins du GR 34. Pour tout dire, nous ne sommes pas sûrs, au début, d’être dans la bonne direction car plusieurs sentiers, notamment équestres et de VTT, s’entrecroisent. Heureusement, on arrive assez vite sur la plage du Vau Madec (plage de galets inaccessible par la route), ce qui est plutôt bon signe car le GR 34 est un chemin côtier. Et, en effet, on tombe nez à nez avec une première balise !

Tous les signaux sont donc au vert et l’aventure peut vraiment commencer ! De Pordic, on peut également rejoindre le GR 34 en partant de la Pointe ou de la plage du Petit Havre. Après quelques centaines de mètres de marche, on distingue déjà bien Binic et ses plages, qui font l’été le bonheur des baigneurs (car se baigner en Bretagne à la belle saison ne relève pas de l’impossible). On traverse le port autour duquel trônent cafés, restaurants et boutiques. Envie d’une glace ? Arrêtez-vous chez Morice, sans doute un des meilleurs glaciers de la côte.

On monte les marches situées en face du phare (pas d’inquiétude, le tracé du GR est très bien balisé) et c’est là qu’on rencontre d’autres randonneurs. Nous sommes tous gâtés car il fait un temps superbe pour marcher, le soleil étant aujourd’hui au rendez-vous (comme quoi, il  ne pleut pas tout le temps en Bretagne !), ce qui rend la côte encore plus lumineuse. Les plages défilent sous nos yeux. Je reconnais celles des Moulins et des Godelins sur la commune d’Etables-sur-Mer où je suis souvent allée enfant.

C’est d’ailleurs à Etables que nous cassons la croûte. Il n’est certes pas encore midi mais la rando, ça ouvre l’appétit ! Après une bonne heure de marche, nous atteignons Saint-Quay-Portrieux. On passe devant le casino et l’Etrier, boîte de nuit où je suis parfois allée danser.

On déboule ensuite sur Tréveneuc puis sur la plage du Palus. Si je connaissais ces lieux de nom, j’avoue ne pas me souvenir de les avoir beaucoup fréquentés ou tout du moins de les avoir vus sous cet angle.

La dernière partie de notre étape du jour consiste en la traversée des falaises de Plouha, les plus hautes de Bretagne, et il s’agit sans doute de la portion la plus physique car le terrain monte davantage et le sentier est parfois très étroit.

Nous touchons au but ! Il est 17 heures 30, nous sonnons à la porte de la maison d’hôte Ty Jo dans laquelle nous avons réservé une chambre via Airbnb. Elle est située à une vingtaine de minutes de marche du sentier. En tout, on aura marché trente kilomètres et, soyons honnêtes, nos pieds nous le font bien sentir. Mes chaussures me font souffrir (et ce depuis ce matin) et Panda 2 est en délicatesse avec un tendon au niveau du genou. Ces considérations physiques passées en revue, revenons-en à la maison Ty Jo ! L’accueil est charmant, Joëlle est aux petits soins pour les visiteurs. Nous occupons une des trois chambres qui sont toutes équipées d’une salle de bain et de toilettes.

On prend l’apéro avec Joëlle et les autres clients avant de nous mettre en marche vers le restaurant que nous avons réservé. Il s’agit du Domaine de Keravel (lieu-dit la Trinité à Plouha), à quelques minutes de marche de notre lieu de villégiature. Le restaurant est établi dans un charmant manoir. La salle est admirablement bien décorée avec cette grande bibliothèque qui donne, de surcroît, de belles idées de lecture. Le menu est minimaliste : deux entrées, deux plats, deux desserts. La formule entrée-plat-dessert coûte trente euros. La cuisine est bonne (j’ai eu un petit coup de cœur pour l’entrée, les tomates mozzarella revisitées) mais ce n’est peut-être pas le meilleur rapport qualité prix du département.

Après une bonne nuit de sommeil réparateur, le petit-déjeuner concocté par notre hôtesse nous attend dans la salle à manger. On se régale avec les crêpes préparées à la demande qui sont excellentes (il faut dire que Joëlle a par le passé tenu un restaurant). A 9 heures 45, nous larguons les amarres avec dans nos sacs des sandwichs que Joëlle nous a généreusement laissé préparer avec du pain et du jambon. Le petit port de Gwin Zegal est notre premier arrêt. Ce site est peut-être un des plus beaux des Côtes d’Armor, la couleur de l’eau est magnifique.

La mer a de si beaux reflets turquoises qu’on se croirait presque sous d’autres latitudes.

J’aime beaucoup la plage Bonaparte, haut-lieu de la Résistance bretonne. Pendant la seconde guerre mondiale, le réseau Shelburn aida plus d’une centaine d’aviateurs britanniques à regagner leur île. Les aviateurs étaient regroupés dans la petite maison construite sur un rocher avant leur départ pour l’Angleterre.

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On continue tant bien que mal car mes pieds commencent à me faire drôlement souffrir. Je n’aurais pas dû mettre ces chaussures de marche Décathlon très basses visiblement trop étroites pour marcher sans douleur sur une longue distance et choisir à la place ma paire plus montante et plus large de moyenne montagne (celles de haute montagne étant peut-être trop lourdes pour ce type de terrain)… Ces petites tracasseries n’enlèvent cependant rien à la beauté des paysages.

On passe par la plage de Bréhec située sur la commune de Plouha (qui est très étendue).

Le GR 34 se poursuit sur la route et là il faut bien se rendre à l’évidence, je marche de plus en plus lentement… Le plus frustrant, c’est que les pieds mis à part, je tiens le coup ! La mort dans l’âme, nous appelons les parents de Panda 2 pour qu’ils viennent nous chercher. Comme nous l’avions dit au début de cette aventure, nous sommes allés le plus loin possible mais nous espérions tout de même arriver un peu plus près de Paimpol. Physiquement, cette deuxième journée est un peu plus difficile que la première, la faute à un terrain plus vallonné. Malgré cette petite déception, cette portion du GR 34 est absolument magnifique.

Pour finir, voici quelques conseils à l’attention de ceux ou celles qui voudraient découvrir la Bretagne à pied :

  • prévoir un pantalon plutôt qu’un short car les sentiers sont parfois étroits et parsemés de ronces et d’orties. Avoir les jambes couvertes peut donc prévenir quelques désagréments.
  • se munir d’une bonne paire de chaussures (pas comme moi !).
  • en haute saison, réserver les hébergements à l’avance.
  • acheter une carte n’est pas forcément nécessaire car le sentier est très bien balisé et les applications du téléphone portable permettent de savoir où on en est.
  • emporter de la crème solaire car déjà il ne pleut pas constamment en Bretagne et ensuite ce n’est pas parce que le soleil est voilé que ses rayons ne passent pas.
  • pour parer à toute éventualité, ne pas oublier le petit blouson imperméable qui va bien.
  • prévoir un rouleau de papier toilette car si des trônes publics sont disséminés tout au long du parcours le PC n’est pas toujours au rendez-vous.
  • suivre les balises blanches et rouges mais je ne m’en doute pas, vous deviendrez rapidement des pros !

Jeu : à vous de repérer les balises !

Toutes les bonnes choses ont une fin

Voici venu notre dernier jour au Brésil. Pour ne pas déroger à la tradition, nous prenons le petit-déjeuner à la boulangerie St. Chico où les employés nous considèrent presque comme des habitués. Après un dernier tour dans le quartier, nous bouclons nos sacs car même si notre avion est censé décoller à 18 heures 10, on nous a conseillé de partir en début d’après-midi pour l’aéroport car le trajet peut prendre plus ou moins de temps en fonction de la circulation. Adèle nous commande de Rio un Uber. Rodrigo nous attend, au volant de sa Picasso, devant la résidence. Il est absolument charmant et s’exprime plutôt bien dans la langue de Cervantes, du coup on discute gastronomie et sport (contrairement à l’immense majorité des Brésiliens, Rodrigo n’a cure du football et lui préfère le ju-jitsu qu’il pratique assidument). Il nous fait écouter de la musique brésilienne, notamment du reggae puis nous reprenons en chœur les standards de Bob Marley. Bref, un chauffeur six étoiles !

Arrivés à l’aéroport, on se dirige vers les boutiques, une fois les bagages enregistrés, car nous n’avons pas encore acheté le traditionnel magnet (il y avait pourtant pas mal de vendeurs à Rio mais Panda 2 a des goûts bien particuliers…). Nous trouvons la perle rare mais nous sommes quelque peu refroidis par son prix car nous apprenons à la caisse qu’il est de dix dollars américains ! Nous venons donc d’acquérir le magnet le plus cher de notre carrière de voyageurs…

On dépense nos derniers billets au Subway implanté dans le terminal.

Le vol est quasi plein, contrairement à l’aller. Il durera onze heures, soit une demi-heure de moins que dans le sens inverse. Peu de temps après le décollage, de nombreux éclairs parsèment le ciel. Le vol est riche en turbulences, cela fait longtemps que je n’ai pas senti un avion bouger autant. Comme à l’aller, la qualité des repas servis à bord est tout à fait correcte. En tout début d’après-midi, l’avion se pose à Zurich. Il ne nous reste plus qu’à prendre la correspondance pour Paris. Nous sommes un peu déçus à la fin de cet ultime vol avec Swiss car le personnel de bord ne nous a pas distribué le traditionnel chocolat ;).

A bientôt pour de nouvelles aventures !

 

Rio de Janeiro : Santa Teresa et Ipanema

C’est déjà notre dernier jour à Rio ! Histoire de bien commencer cette ultime journée carioca, on prend le petit-déjeuner dans une adresse très sympa trouvée sur Google Map. L’enseigne s’appelle Pão & Companhia (Rua Raimundo Corrêa, 09) et propose des formules (sauf le samedi et le dimanche) ou un buffet (c’est là que nous nous sommes servis). Mention spéciale pour le tapioca et le gâteau au chocolat.

Le bus 433 nous amène au tram qui dessert le quartier de Santa Teresa. En fait, nous sommes d’abord montés dans le but 426, dont le chauffeur nous a gentiment expliqué qu’il allait nous déposer à un arrêt suivant pour que nous puissions y prendre un autre bus. Tout au long du trajet, nous rencontrons des gens charmants qui nous expliquent comment nous rendre au départ du tramway. Le billet pour monter à Santa Teresa coûte 20 réals. La montée vers ce quartier offre de belles vues sur la ville. Le bâtiment de forme pyramidale, c’est la cathédrale de Rio ! Original, non ?

Arrivés à Santa Teresa, on se promène dans ce quartier bohème. Ces petites rues, aux maisons colorées, ont beaucoup de charme.

Santa Teresa est peut-être l’endroit idéal pour acheter quelques souvenirs, les boutiques d’artisanat local ayant pignon sur rue. On déjeuner au Bar di Mineiro (Rua Paschoal Carlos Magno, 99), sur la carte duquel figurent de nombreuses spécialités de l’Etat de Minas Gerais (réputé pour sa gastronomie). Comme souvent au Brésil, les portions sont généreuses. Les végétariens trouveront quelques alternatives sans viande. L’adresse a l’air particulièrement fréquentée. Anecdote : le patron, qui est également artiste-peintre, connaît le père de Pedro qui exerce la même profession ! Rassasiés, nous quittons, par le tram, le quartier de Santa Teresa. 

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Copacabana et Ipanema sont les plages les plus célèbres de Rio. Si nous avons passé pas mal de temps sur la première, la seconde reste pour une nous une parfaite inconnue. Pour y remédier, nous en faisons notre prochaine et dernière étape de ce séjour carioca. Ce qui marque par rapport à Copacabana, c’est la taille du banc de sable qui est bien plus modeste à Ipanema, ce qui donne l’impression que les gens sont serrés les uns contre les autres sur la plage.

Nous rentrons à l’appartement récupérer nos affaires car il est presque temps pour nous de prendre le chemin de l’aéroport. Dans le hall des départs, nous faisons nos adieux à Adèle et Pedro car, si nous retournons dans leur appart à São Paulo, ce sera sans eux étant donné qu’ils restent, pour raisons professionnelles, deux jours de plus à Rio. Le vol décolle avec quelques minutes de retard et l’atterrissage est du genre sportif (le gars à côté de moi a fait son signe de croix sitôt l’avion posé) mais nous arrivons à bon port et c’est bien là l’essentiel. Nous prenons un taxi pour rentrer. Pour ce faire, il faut s’adresser à un comptoir dédié et donner l’adresse de destination. Un ticket indiquant la somme à payer est remis au client.